L'intégrale

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 23 janvier 2010
Divers - Archives, histoire - Pouvoirs publics, élus locaux
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L'hebdomadaire local, "Le Publicateur Libre", fête sa fondation, il y a 160 ans, sous le nom "Le Moniteur de l'Orne, journal de l'arrondissement de Domfront". Depuis trois semaines, il publie ainsi le fac-similé de ses unes de 1850.

On peut relever que l'arrondissement de Domfront a cessé d'être en 1926, confirmant ainsi le déclin progressif de la localité. Ces jours-ci, c'est le tribunal qui ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 30 janvier 2010
Divers - Botanique, zoologie
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Quitte à passer pour un cuistre, je viens d'apprendre que les lichens qui envahissent ici les tuiles et les troncs sont des "Xanthoria parietina", lichens hétéromères foliacés comme nul ne devrait l'ignorer, n'est-ce pas ? Je ne sais si mes études actuelles de biologie à la fac de Caen me serviront un jour à mieux comprendre la faune et la flore de la Chaslerie. Je me dis qu'au moins, ça ne peut pas faire de mal.

En ce qui concerne les plantations, Bernard a coupé les branches des pommiers et poiriers qui, à l'Ouest de la ferme, étaient envahies de gui (Viscum album, de la famille des Loranthaceae, of course).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 20 avril 2010
Divers - Botanique, zoologie
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Ce Bernard est une perle ! Qu'on en juge !

Ce matin, Carole l'avait chargé de dégager de leur herbe les plates-bandes destinées aux rosiers. L'herbe devait être découpée en plaques (ce que les golfeurs appellent des "escalopes", ma spécialité d'ailleurs), de manière à pouvoir être redéposée dans un autre endroit de l'avant-cour, là où, jusqu'à il y a quelques semaines, les maçons avaient stocké des pierres.

Bernard a vite compris que, pour mener à bien cette tâche, nos outils ne suffiraient pas. Il a donc manifesté l'intention de repasser chez lui chercher sa houette. C'est à ce moment-là que je lui ai demandé de m'aider, à l'occasion, à trouver des sceaux de Salomon multiflores (Polygonatum multiflorum, classe des Lilopsida, famille des Convallariaceae), comme me le demande mon professeur de biologie florale à Caen, pour un herbier que je dois rassembler.

J'ai juste eu le temps de montrer à Bernard une photographie de ce "muguet sauvage" qu'il était revenu, armé de sa houette et brandissant un seau dans lequel il me rapportait un sceau de Salomon entier, racines incluses, comme il convient.

La morale de cette histoire est que je vais donc demander sans tarder à Bernard de rechercher la scolopendre (Asplenium scolopendrium) qui me manque toujours pour mon herbier. J'en ai certes découvert une dans le puits de la Chaslerie (le seul puits ouvert actuellement, étant entendu qu'il y en a au moins deux autres mais qui ont été bouchés ou refermés) mais je me vois mal y descendre de 3 mètres pour cette récolte.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 22 avril 2010
Divers - Arboriculture, horticulture
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Bernard a demandé à Maxime de se mettre aux commandes de la mini-pelleteuse, afin de retourner en profondeur la terre qu'il vient de finir de dégager de son herbe sur les futures plates-bandes de rosiers. Je suis surpris de la compacité du sol, au pied du mur allant de la chapelle au manoir. A l'évidence, celle-ci résulte des passages de tracteurs charriant des pierres, lors de la récente restauration de la maçonnerie de ce mur.

Mais la terre d'ici est peu fertile, tout juste bonne à produire de l'herbe à vaches quand on ne la sature pas d'engrais. Ce soir, Bernard a d'ailleurs rapporté une benne d'humus tiré de "la fontaine du Tertre Linot", un terrain qu'il connaît bien mieux que moi car il me l'a vendu après l'avoir longtemps travaillé quand il était agriculteur. Les rosiers de Carole apprécieront, sans nul doute.

Pascal taille des grès en vue de restaurer les ouvertures du fournil de la ferme. Parfois, le grès éclate en lamelles plus ou moins épaisses, obligeant Pascal à reprendre son travail à zéro.

Car la pierre d'ici est dure à travailler.

Quant à Thierry BOURRE, nous l'attendons toujours pour planter de nouveaux poiriers, comme convenu. Cette attente est d'autant plus longue à mon gré qu'alentour, les poiriers commencent à être en fleurs.

Les poiriers en fleurs, bonheur fugace du printemps, comme ces jours-ci à la Chaslerie. Ces poiriers trop souvent abattus chez des voisins par des tronçonneuses implacables dont j'entends les stridences barbares dans le lointain.

Car les tracteurs géants de l'agriculture moderne tolèrent de moins en moins les obstacles à leur progression, ici haies ou poiriers typiques du Domfrontais. C'est aussi ce qu'on appelle le progrès, prétend-on parfois.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 27 avril 2010
Divers - Botanique, zoologie - Arboriculture, horticulture
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L'équipe de Thierry BOURRE a planté aujourd'hui, à l'Est du Pournouët, une cinquantaine de poiriers. Je lis sur l'étiquette "Poirier Caleryana".

Mais Wikipedia me donne plus de détails. J'apprends ainsi que "le poirier de Chine (Pyrus calleryana) est une espèce de poirier originaire de Corée et du Japon. Il doit son nom latin et anglais (Callery pear) à un missionnaire français nommé Joseph-Marie Callery qui le ramena de Chine en 1858.
C'est un arbre à feuilles caduques au port naturellement érigé pouvant mesurer de 15 à 20 m de haut".
Thierry BOURRE m'a pourtant assuré qu'il ne dépasserait pas 3 mètres. Curieux. J'ai donc bien fait de suivre la suggestion de Carole et de ne pas planter là où cela aurait bouché la vue vers l'Est, le "poumon" (une tourbière) ainsi que les terres louées au fermier.

"Son écorce grise est rugueuse et fissurée. Les feuilles brillantes vert foncé alternées mesurent de 4 à 7 cm de long, ont un long pétiole et virent au rouge vif en automne."
Intéressant.

"Les fleurs blanches de 2 à 3 cm de diamètre et à 5 pétales apparaissent au début du printemps avant les feuilles. Elles sont légèrement malodorantes."
Ceci n'est pas gênant pour moi, en raison de l'éloignement du manoir.

"Le fruit comestible ressemble à une pommette marron très dure de 1 cm de diamètre. Il se ramollit après une période de gel mais reste très aigre et sans intérêt gustatif."
De toutes façons, j'en aurais été bien embarrassé.

"Il contient une ou deux petites graines. C'est à son petit fruit que l'arbre doit son surnom d'arbre « à haricot » en Chine. Pyrus calleryana est un arbre hermaphrodite rustique (jusqu'à -25°C, zone USDA 5), vigoureux et peu regardant sur le type de sol. De croissance rapide, il peut donner ses premiers fruits dès sa troisième année. À l'état naturel, P. calleryana est un arbre à rameau épineux mais de nombreux cultivars sont inermes."

"Il a une période de dormance assez courte et conserve ses feuilles longtemps en automne."
Intéressant pour moi.

"Il tolère l'ombre mais a besoin d'une exposition ensoleillée pour bien fructifier. Certains cultivars, comme « Bradford », sont résistants au feu bactérien, au phytophthora, au chancre du collet et peu sensibles au dépérissement du poirier. P. calleryana se reproduit facilement par semis. On obtient en moyenne 10% d'arbres faibles particulièrement sujets au dépérissement du poirier et il est important de les éliminer."

"Pyrus calleryana fut initialement introduit en Amérique du Nord dans le cadre de programme de croisement génétique afin de créer des poiriers domestiques disposant de la résistance au feu bactérien de certaines variétés de P. calleryana. Ce fut un échec mais en raison de sa très belle floraison printanière et de son beau feuillage rouge en automne, le poirier de Chine a été, depuis 1950, « reconverti » en arbre d'ornement principalement dans toute l'Amérique du Nord. L'espèce n'a pourtant pas que des avantages. En raison de la grande dispersion de ses graines par les oiseaux et de sa grande tolérance à tous types de sols et de climats, P. calleryana s'est aujourd'hui tellement propagé aux États-Unis qu'il y est désormais considéré comme une espèce invasive. Autre inconvénient, son bois est assez cassant, ses fleurs ne sentent pas très bon et son pollen peut provoquer des allergies."
Le fait que le bois soit cassant peut présenter des inconvénients par tempête, comme cela arrive ici.

"On utilise les semis de Pyrus calleryana comme porte-greffe pour de nombreuses variétés de poirier commun et surtout de nashi. Il est aussi particulièrement adapté aux variétés Comice, Bosc, et Seckel. Il est surtout utilisé en Chine et plus récemment aux États-Unis et au Japon.
Ce porte-greffe tolère des sols plus humides que le porte-greffe OHxF ou le cognassier."
Ca tombe bien, le terrain où il est planté ici est très humide.

"L'arbre fructifie plus vite et donne des fruits plus gros mais peut avoir un comportement irrégulier. À maturité, l'arbre est légèrement plus petit qu'un semis de Pyrus communis. Il est intéressant en climat chaud et terre sableuse ; s'adapte bien en France. Il se propage également bien par bouturage. Il existe de nombreux cultivars tels que « Bradford » (poirier de Bradford, le plus répandu), « Capital », « Chanticleer », « Red spire », « Aristocrat », « Autumn Blaze », « Cleveland Select », « Fauriei » ou « Whitehouse ». Les quatre premiers sont les plus résistants au feu bactérien et font donc de meilleurs porte-greffes pour les variétés de poires sensibles telles que la passe-crassane.
« Bradford », a un port très érigé qui le rend intéressant en zone urbaine mais, du fait de sa ramification anguleuse, il est également assez fragile et résiste mal aux tempêtes de neige ou aux grands vents."
Ca, ça tombe mal...

"De plus, sa durée de vie ne dépasse pas 25 ans, c'est pourquoi on lui préfère désormais des variétés plus résistantes telles que « Cleveland Select »."
Cette brève durée de vie est un inconvénient pour moi qui travaille à horizon de 150 ans, en général.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 10 mai 2010
Divers - Botanique, zoologie - Arboriculture, horticulture
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Un de mes vieux amis, le préfet Paul C., me demandait récemment quelle trace je laisserais sur cette Terre. Je lui ai immédiatement répondu "la restauration d'un monument historique", non sans ajouter "ce n'est peut-être pas considérable mais, au moins, ça ne fait de mal à personne".

En fait, nous venons de planter sur la parcelle au Nord du manoir et au centre du grand calendrier celtique, le plus à l'Est, un "Sequoia sempervirens" de 2 mètres de haut à ce stade mais dont un cousin a déjà atteint 115 mètres de haut quelque part en Californie.

Au centre de l'autre calendrier celtique, le plus proche de la D22, nous avons de même planté un "cèdre du Liban" ; un tel arbre peut vivre plusieurs milliers d'années.

Tout cela laisse rêveur. Quand je vous disais qu'il faut être un peu fou pour entreprendre la restauration d'un monument historique...

Sébastien WEIL
rédigé le dimanche 6 juin 2010
Divers - Archives, histoire
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Merci M. Fourcade pour votre présence lors de la soutenance de mon Master II. Je devrais poursuivre et continuer à tirer la charrue, à travailler la terre à la houette comme les anciens paysans du Domfrontais afin de l'ameublir, sauf que cela est une entreprise sur tant d'années! Années à venir que je dois valoriser autrement...Ce travail se trouve à la Médiathèque de Domfront, mais pour vous je devrais en trouver un exemplaire dédicacé...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 6 juin 2010
Divers - Archives, histoire - Pouvoirs publics, élus locaux
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@ Sébastien WEIL :

Merci d'avoir eu l'attention de déposer à la Médiathèque de Domfront un exemplaire de votre travail original et impressionnant par son volume et son ampleur. C'est une excellente idée de permettre ainsi à tous les amateurs d'accéder facilement à des informations précieuses, au moins pour eux.

Dans un ordre d'idées comparable, j'assistais hier à l'assemblée générale annuelle de l'"Association pour la restauration du château de Domfront", sous la présidence de Jean-Philippe CORMIER. A cette occasion, les participants ont marqué leur vive préoccupation devant l'incurie manifeste du maire actuel de Domfront pour des peintures murales très anciennes qui ont été déposées de Notre-Dame-sur-l'Eau. Ce modeste fonctionnaire de l'environnement, revenu de Paris pour se faire élire, laisse en effet ces précieux vestiges se dégrader rapidement, sans aucun égard pour ce qu'ils représentent pour l'histoire locale. L'un des participants à l'A.G., M. SUSONG a émis l'idée que ces objets soient retirés de la garde du maire et confiés à la conservation départementale des objets d'art.

De mon côté, j'ai demandé s'ils ne devraient pas plutôt rester à la disposition des touristes et amateurs du Domfrontais, par exemple en les confiant à un propriétaire de monument historique privé du secteur, à charge pour ce dernier d'en assurer la garde, la conservation et la présentation au public.

On pourrait d'ailleurs envisager de procéder de même pour le gisant de LEDIN, actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, c'est-à-dire sans garde, donc accessible à n'importe qui. Dans le calcaire de cette statue unique dans l'Orne, des barbares creusent des trous qu'ils élargissent de temps à autre, au gré de leur imbécillité mortifère.

Sébastien WEIL
rédigé le dimanche 6 juin 2010
Divers - Archives, histoire - Pouvoirs publics, élus locaux
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Ce qui manque à et pour Domfront, c'est un lieu culturel d'exposition de ce patrimoine médiéval en lien direct avec le bâti seigneurial et religieux, avec un volet patrimoine rural..., mais non M. le Maire préfère flatter son électorat avec des idées fumeuses du genre piste de danse pour personnes âgées...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 11 juin 2010
Divers - Bâtiment
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C'est la semaine prochaine que devrait être installée en hauteur, sur le mur Nord de la chapelle, la statue de Sainte Anne que termine de sculpter Pascal POIRIER, dans son atelier de La Ferté-Macé.

Ce dernier a eu beaucoup de mal à finir sa tâche. C'était la première fois qu'il sculptait du granit et le matériau lui est apparu particulièrement compact et difficile à travailler. En outre, les composants du granit, mica, feldspath et quartz, ne réagissaient pas de façon homogène sous ses burins et leur mélange de couleurs rendait délicate la vision précise de la surface de la pierre quand il s'agissait de faire apparaître les formes recherchées.

D'ailleurs, les anciens ne s'y trompaient pas et rares sont les statues en granit. Par exemple, pour les calvaires bretons, les personnages sont généralement taillés dans la kersantite, une roche basaltique noire beaucoup plus tendre.

J'avais essayé de fournir à Pascal POIRIER un bloc de kersantite et je m'étais en particulier rendu au fin fond de la Bretagne bretonnante, au lieu-dit de Kersanton. Mais la carrière est fermée depuis longtemps. Il est cependant possible de se procurer des blocs extraits de longue date du sol mais ils sont de ce fait beaucoup plus difficiles à travailler. Dans ces conditions, j'avais conclu qu'il valait mieux s'en tenir à un matériau extrait plus près de la Chaslerie et Pascal POIRIER m'avait recommandé le granit de Louvigné que nous avons finalement retenu.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 juin 2010
Divers - Bâtiment
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J'ai reçu ce matin un appel téléphonique du service "Culture" de TF1. Ils s'intéressent à l'impact des métiers d'art sur le développement touristique et "on" leur a recommandé de se renseigner sur la Chaslerie.

D'après ce que j'ai compris, "on" pourrait être Pascal POIRIER, le sculpteur, ou bien Roland FORNARI, le forgeron d'art, (ou les deux). Le fait est que, vendredi dernier, ces deux compères participaient à un salon sur les métiers d'art. J'imagine que c'est à cette occasion qu'ils ont parlé de la Chaslerie à des journalistes.

Il est donc prévu qu'une équipe de TF1 vienne très prochainement nous voir et qu'à cette occasion, je sois interviewé. J'ai immédiatement prévenu Pascal MAIZERAY, Bernard CORBIERE et Roland BOUSSIN car j'entends bien les mettre eux aussi à l'honneur à cette occasion.

Nous formons une équipe à la Chaslerie. Nous partageons les mêmes efforts au quotidien. Alors, autant rester ensemble sous les projecteurs, quand ceux-ci nous font l'honneur de s'intéresser à nos réalisations !

P.S. : Aux dernières nouvelles, l'interview aura lieu ce vendredi, pour passage à un journal de 13 heures de la semaine prochaine.

Si l'un des visiteurs du site pouvait enregistrer pour moi (qui vis sans télé) ce moment mémorable, je lui en serais reconnaissant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 2 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Dure, dure, la vie d'artiste ! Vous pensez que le rideau va se lever, vous imaginez les trompettes de la renommée prêtes à sonner enfin, vous avez chauffé le public et, patatras, il ne se passe rien !

Nous étions rassemblés hier soir au "routiers" de Domfront, scrutant avec attention la petite lucarne. Dès que Laurence FERRARI a annoncé le sommaire racoleur de son J.T., un doute nous a saisis. La part belle allait y être donnée aux "escort girls" et nous avons redouté la transition facile avec nos métiers d'art préférés.

Mais, de transition, il n'y eut point, ni surtout du reportage attendu sur l'Orne et ses beautés cachées.

Mon téléphone portable a donc vibré moultes fois, le fan-club de la Chaslerie manifestant sa déception "des quatre coins de l'hexagone".

Jusqu'à ce que ma journaliste désormais favorite, Anne-Marie BLANCHET, m'appelle, désolée, pour m'indiquer que "le" sujet devrait passer à l'antenne jeudi prochain. Elle n'en est toutefois pas sûre mais tâchera de me le signaler dès qu'elle en saura plus.

A suivre, donc. Restons aux aguets !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 6 juillet 2010
Divers - Archives, histoire - Botanique, zoologie - Bâtiment - Liens divers, documentation
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Très mauvaise nouvelle : lors de sa dernière visite ici (pour l'enregistrement de TF 1), Roland BOUSSIN m'a signalé l'apparition d'un champignon suspect à l'intérieur de la pièce qui nous sert actuellement de cuisine, c'est-à-dire au rez-de-chaussée du colombier. Je n'y avais pas prêté attention jusque là. J'ai envoyé ce matin un mail, avec photos, à Anne-Marie RUSIG, mon professeur de mycologie à Caen, en lui demandant son avis. Voici sa réponse : "C'est de manière malheureusement bien particulière que vous continuez à vous intéresser à la mycologie car d'après les photos, je pense reconnaître la mérule (Serpula lacrimans) qui est un champignon lignivore redoutable qui se nourrit de la cellulose du bois. Il se développe rapidement jusqu'à 10 cm par semaine dans des conditions favorables : humidité associée à l'obscurité et à une mauvaise ventilation. Il s'attaque aux bois et aussi aux maçonneries. Sans vouloir être trop alarmiste, cela peut devenir dramatique pour votre habitation. En principe, lÂ’éradication de ce champignon est réglementée. Seules des sociétés spécialisées ("diagnostics et expertises" souvent également spécialisées dans la lutte contre les termites) peuvent intervenir. Dans un premier temps, vous pouvez tenter de ralentir sa prolifération en assurant une ventilation suffisante dans le bâtiment. Sur Internet vous trouverez les références sur ces sociétés qui utilisent des traitements à base de fongicides. Le site du CTBA est intéressant. Il y a également beaucoup d'informations diverses sur la mérule."

Il n'y a en fait qu'une société habilitée à traiter la mérule dans la Basse Normandie et les autres départements limitrophes de l'Orne. Elle est basée dans la Manche. Je les ai contactés et ils ont immédiatement répondu. Ils doivent passer très prochainement pour voir ce qu'il en est et préparer un devis.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 7 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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J'ai jeté un coup d'oeil au site de TF 1. Ils y rendent en effet accessible l'enregistrement des J.T. pendant un certain laps de temps.

J'ai regardé les journaux des trois derniers "20 heures" du jeudi et n'y ai trouvé nulle trace de la moindre rubrique susceptible d'accueillir notre reportage.

Je vais donc finir par me demander si je n'ai pas été victime d'une hallucination. Compte tenu de ce dont je crois me souvenir de mes propos, ça vaudrait sans doute mieux...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 12 juillet 2010
Divers - Botanique, zoologie - Bâtiment
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L'expert HUMIDITEC, contacté le 6 juillet dernier (comme relaté ici), est passé dès ce matin à la Chaslerie pour contrôler l'état sanitaire des bois et des maçonneries des bâtiments.

J'ai montré tous les endroits où des champignons lignivores avaient pu apparaître, dans chacun des bâtiments du manoir (à l'exception de la chapelle et de la charretterie où, manifestement, il n'y a pas de problème). Nous sommes montés dans les étages là où il y en a.

Les nouvelles sont très rassurantes. Dans la cave, les traces blanches résultent de fientes du hibou qui y niche, ce qui est sans risque. Dans le colombier, un traitement à base de fongicides est à prévoir ; il pourra être réalisé d'ici deux ou trois semaines. Dans la ferme, un traitement pourra être appliqué mais la situation est d'ores et déjà sous contrôle. Ailleurs, rien n'est à signaler.

Je remercie bien évidemment Roland BOUSSIN et Anne-Marie RUSIG pour m'avoir alerté et conseillé utilement dans la résolution de ce problème.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 15 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Le téléphone portable SFR ne passant pas à la Chaslerie, je viens de découvrir à l'instant le message qu'Anne-Marie BLANCHET a laissé sur mon répondeur : c'est ce soir, au J.T. de 20 heures de TF 1 que devrait passer "notre" séquence.

(En fait, la journaliste a laissé un message totalement affirmatif mais, comme l'on sait, "chat échaudé (...)").
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 15 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Le reportage a donc bien été retransmis ce soir. Il dure 3 minutes et 6 secondes au total.

Vous pouvez le retrouver à http://videos.tf1.fr/jt-20h/les-monuments-historiques-font-vivre-les-artisans-de-l-orne-5927496.html

Je précise à mon fan club que j'apparais, cheveux blancs au vent, environ 1 seconde à l'antenne, précisément 2 minutes et 44 secondes après le début du reportage.

Quant à la Chaslerie, on l'aperçoit bien, de la 44ème seconde de la 3ème minutes jusqu'à la fin du reportage, soit 22 secondes en tout.

Bon, après cela, personne ne pourra affirmer que la Chaslerie et moi, nous ne sommes pas passés à la télé, et qui plus est, au 20 heures de TF 1 !

P.S. :

1 - Carole trouve la séquence excellente à tous égards.

2 - Je commenterai demain les conditions du tournage et j'expliquerai pourquoi, selon moi aussi, il y a effectivement lieu de se réjouir de l'ensemble de ce reportage, et plus particulièrement de ces 22 secondes.

3 - J'observe que le compteur du site a connu une nette accélération ce soir. Comme si de nombreuses personnes avaient souhaité lire mes commentaires à chaud. Mais aucune ne s'est exprimée, ni ici, ni sur aucun autre blog du site. En tout cas, on peut voir là la confirmation de deux phénomènes significatifs :
- d'une part, ce site a bel et bien trouvé son public ;
- mais, d'autre part, tout se passe comme si tous les visiteurs du site avaient une timidité de violette. Je leur dis donc : allez, mes petites fleurs, lancez-vous, exprimez-vous, osez ! Ici, on n'a jamais mangé personne ! ;-))
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 16 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Les 22 dernières secondes du reportage sont consacrées à la Chaslerie, dont le nom est prononcé par la journaliste à la fin de la séquence.

On commence par une vue prise de l'intérieur de la cour (c'est là qu'on m'aperçoit, très fugacement). Suivent les vues de la façade Sud de la cour qui ne vous ont pas échappé. Puis vous apercevez les couvreurs en train de poser des tuiles sur la charretterie (non illustrée à ce jour sur ce site internet), avec la chapelle à l'arrière-plan. Enfin, on termine sur une image de la nouvelle statue de Sainte Anne.

Je ne sais pas s'il est possible de se procurer les chutes du reportage qui n'ont pas été incluses dans la séquence. J'imagine que non.

Ce que je peux vous avouer, c'est que, pour ce qui concerne mon interview, vous ne perdez rien. Il m'apparaît finalement que la journaliste avait en tête une idée précise de ce qu'elle attendait de moi. Elle ne m'en avait pas clairement prévenu, du moins à mon avis, de manière, j'imagine, à ce que mes réponses gardent leur spontanéité. Donc, pendant que le caméraman filmait, elle m'a questionné en lisant ses questions. Il y en avait 3 ou 4 mais, en fait, aucune ne m'intéressait, ce qui a dû se ressentir à l'image. Car, quand un interlocuteur a le malheur de me barber, je ne sais pas le dissimuler.

Elle voulait me faire dire, si je comprends bien "a posteriori", que l'intervention des artisans d'art permet de développer le tourisme. Or, même si cette idée était exacte (ce qui me paraitrait pour le moins discutable), elle ne correspond pas à mes préoccupations de maître d'ouvrage. Je restaure en mettant l'accent sur ce que j'appelle "la manorialitude", c'est-à-dire ce qui exprime et exalte l'âme du lieu. Ensuite, les touristes suivent ou ne suivent pas, ce n'est pas mon objectif premier. Si je fais appel à des artisans d'art, c'est d'abord par souci d'authenticité et par recherche de la beauté.

Or un esthète n'est pas forcément rassembleur, c'est là une autre logique pour lui, secondaire à ses yeux. Ainsi, comme vous le voyez, mon discours n'est sans doute pas politiquement correct. Mais qui s'en étonnera, parmi ceux qui me connaissent ?

Sébastien WEIL
rédigé le vendredi 16 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Très beau reportage et doublement comblé! Le Sap, le village de mon enfance, mes racines, M. Fornari, le forgeron d'art, et la Chaslerie...Bravo!
Jacques LAURENSOU
rédigé le vendredi 16 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Absents hier soir, nous venons de découvrir l'excellent reportage sur Internet.
Il est, bien sûr, centré sur les artisans mais la séquence sur la Chaslerie est très réussie et, comme l'on dit, de belles images valent mieux qu'un long discours, aussi talentueux soit-il!
Toutefois, un seul regret, que la carte de l'Orne apparaissant au début de l'émission ne mentionne pas le lieu de la Chaslerie et se contente du Sap et de Saint Céneri.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 30 juillet 2010
A.D.D.O.O.E.
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J'ai reçu, dans l'après-midi, la visite de Didier BOISBLUCHE venu, comme convenu, reconnaître ce que pourrait être un circuit de V.T.T. aux abords de la Chaslerie.

Didier BOISBLUCHE est en effet en charge de l'organisation de la prochaine "rando V.T.T. des écureuils" qui devrait réunir, dimanche 22 août prochain, environ 400 participants au départ de Domfront, pour des "randos" de 15 à 65 km et des "raids" de 75 à 100 km. La Chaslerie étant proche du départ, tous ces coureurs passeront par ici, à partir de 7 h 30 du matin.

J'ai montré à Didier BOISBLUCHE des cheminements envisageables aux abords du manoir, et lui ai signalé les endroits d'où les perspectives étaient particulièrement belles selon moi.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 11 août 2010
Divers - Botanique, zoologie - Arboriculture, horticulture
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Le mauvais temps n'ayant pas que des inconvénients, Bernard a pu cesser d'arroser les hêtres, charmes et fruitiers qui souffraient le plus. Il s'est donc translaté dans une parcelle au Nord du manoir, le long du Beaudouët ; là, il coupe les "doches" et les "chardrons" qui envahissent les plantations d'il y a deux ans.

Ce faisant, Bernard a remarqué le passage fréquent de rongeurs le long de la rive du ruisseau qu'ils ont largement sapée. Il a donc placé son piège, des pommes servant d'appât. En 3 jours, il vient d'attraper 9 bestioles, rats, rats musqués ou ragondins.

Voici le piège en position ce matin ; comme on le voit, un ragondin y était pris :

Et voici ce ragondin aux pieds de Bernard : un gros pépère, assurément, et bien dodu (le ragondin, pas Bernard), ce qui montre à quel point on peut prospérer à la Chaslerie ! Ses longues incisives orange étaient impressionnantes...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 août 2010
Divers - Botanique, zoologie
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A l'heure du petit déjeuner ce matin : "Et un rat musqué, un !"

Attrapé toujours au même endroit, près du petit pont de bois qui, franchissant le Beaudouët, nous permet d'aller directement rendre visite à Mme PHILIPPE, à la Josselinière.

Pendant ce temps-là, les campagnols ("Arvicola terrestris") continuent à s'en donner à coeur joie et transforment mes pelouses en gruyère. Je ne sais encore comment traiter ce problème.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 août 2010
Divers - Botanique, zoologie
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Pour la statistique, j'indique qu'un jeune ragondin nous attendait ce matin dans le piège, 11ème rongeur pris en 5 jours, au même endroit et de la même façon. Ces animaux ne sont quand même pas très malins.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 18 août 2010
Divers - Botanique, zoologie
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Photo prise ce matin à 7 heures dans la brume, de l'autre côté des douves et du bief aval, alors que je revenais d'une promenade vers le Beaudouët où j'avais pu vérifier l'état du piège. Un gros ragondin m'y attendait, 15ème rongeur pris là en une semaine... Il n'avait même pas été nécessaire d'utiliser des morceaux de pomme pour attirer celui-ci : la cage était vide quand il s'y était laissé enfermer.

Suite à sa visite en mairie hier, Thibaud m'a dit y avoir lu un arrêté déclarant cette espèce nuisible et invasive et autorisant sa chasse par tous moyens. Il paraît qu'il faut cependant déclarer ses intentions en mairie. Je devrais donc y passer, bien que je sache que l'on y lit régulièrement mes blogs...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 19 août 2010
Divers - Bâtiment
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La restauration du four du fournil de la ferme a commencé ce matin.

Pour comprendre le problème que nous devons résoudre, voici d'abord une photo de 1999 confirmant à quel point la couverture et les maçonneries étaient en mauvais état avant tout début de restauration :

Le fournil de la ferme

Comme on le voit, la couverture était plus que mûre et la maçonnerie extérieure avait été grossièrement rejointoyée au ciment. Certaines pierres tombées avaient même été carrément remplacées par des parpaings. Bref, tout cela était fait de bric et de broc.

Voici une photo prise le 21 avril dernier, illustrant que nous avions commencé par restaurer les murs de la pièce du fournil, nous contentant, pour ce qui concerne le four, d'en retirer la couverture :

Cette deuxième photo, prise du Sud-Est, montre d'ailleurs l'intérieur du conduit de cheminée avant sa restauration désormais terminée.

La troisième photo témoigne de l'état du chantier le 30 juillet dernier, vu du Nord-Est. Le four y apparaissait certes en très mauvais état extérieur mais nous pensions alors pouvoir le restaurer sans avoir à le démonter :

Hélas, les premiers coups de piochon de Pascal ce matin ont rapidement démontré que ce n'étaient pas les pierres qui retenaient ce four, mais plutôt les joints en ciment qui retenaient ces pierres...

En fait, les pierres se détachent dès qu'on retire les joints et il s'avère impossible de restaurer sans démonter.

Le problème est que, si nous retirons les pierres extérieures du four et si, là dessus, il pleut, c'est le foyer de briques lui-même qui risque de s'écrouler.

Nous avons donc décidé d'édifier un parapluie au-dessus de ce chantier, puis de démonter les pierres rang par rang en veillant à ne pas opérer dissymétriquement, et ensuite de les remonter, non sans changer celles qui, trop vieilles, sont devenues trop fragiles.

Bien entendu, malgré nos précautions, il est possible que le foyer de briques s'écroule. Auquel cas, il ne nous resterait plus qu'à le remonter. C'est là que les planches de l'Encyclopédie de Diderot, que m'a vendues Jean LEMARIE à l'occasion de nos festivités du 25 juillet dernier (voir "Vie de l'association"), risquent de trouver leur première application sur le chantier de restauration de la Chaslerie.

Et, comme à la Chaslerie, très peu de temps ne se passe entre la décision, l'exécution et l'information, voici l'état du chantier ce matin à 9 h 45, parapluie installé et démontage en cours. A l'évidence, ce dernier n'était pas du luxe...

A 10 h 45, il apparaît urgent d'arrêter le démontage car une pierre de grain ceinturant le foyer vient de se désolidariser de sa voûte. Donc changement de programme : Pascal va commencer à remonter d'un côté avant d'avoir démonté de l'autre :

Sur cette avant-dernière photo, on voit le jour de l'âtre.

Voici, pour terminer, une photo de l'intérieur du four, à ce stade des travaux c'est-à-dire avant sa restauration, prise avant remise en place de cette pierre de grain :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 23 août 2010
Divers - Bâtiment
0
Toutes les maçonneries de la Chaslerie ont initialement été montées à l'argile. Quand je vois que la terre battue sous la charretterie n'est toujours pas sèche, je comprends combien ce matériau, bien posé, peut être résistant.

Le démontage ce matin du reste du four du fournil de la ferme l'a illustré une nouvelle fois. Il a fallu qu'il pleuve beaucoup sur cet édicule pour que l'argile y perde un peu trop de ses vertus :

Après avoir fini ce soir de remonter la circonférence du four, il va falloir s'occuper de son pignon, ce qui va poser un intéressant problème de géométrie descriptive (il va en effet falloir déterminer l'intersection entre un cylindre vertical et un dièdre horizontal et remonter la maçonnerie jusqu'à cette intersection) :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 24 août 2010
Divers - Bâtiment
0
Une fois de plus, je suis littéralement bluffé par le mélange d'intelligence abstraite et de bon sens pratique de Pascal.

Pour traiter le problème de géométrie descriptive que j'évoquais hier, il a eu seul l'idée de fixer verticalement un bout de bois pour matérialiser la hauteur totale du pignon et horizontalement deux autres pour représenter les sablières de la couverture du four. Sur le premier, il a cloué une ficelle qu'il a tendue, de part et d'autre de cette hauteur, vers des clous plantés sur les représentations de sablières. Il va donc commencer à remonter la maçonnerie en se calant sur des clous relativement proches du mur pignon du fournil et, au fur et à mesure que sa construction reprendra de la hauteur, il déplacera ces clous vers le plan tangent extérieurement au fournil.

C'est là une solution parfaitement valable et tout à fait élégante. Donc chapeau bas, Pascal ! J'aurais été bien incapable de trouver mieux ! Et, pour être franc, je ne suis pas persuadé que j'aurais imaginé aussi bien...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 26 août 2010
Divers - Bâtiment
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A la reprise du chantier, l'artiste et son oeuvre aux ellipses parfaites :

Pascal va maintenant s'attaquer à la restauration de la façade du four intérieure au fournil et à celle de sa voûte, deux autres tâches délicates...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 26 août 2010
Divers - Bâtiment
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La restauration de la façade du four à l'intérieur du fournil va nous fournir un nouvel exemple de ce que j'appelle la "logique de chantier".

Soit à restaurer un pan de mur qui, jusqu'à ce stade des travaux, vous avait semblé appeler un traitement sinon minimal, du moins modéré :

Certes, vous aviez remarqué que le linteau était de travers, mais vous vous êtiez dit que cela donnait un petit air sympathique à la cheminée. De même, vous aviez vu que l'appui en granite était fendu, mais vous aviez pensé, de prime abord, pouvoir le conserver. Enfin, le fond de la cheminée et son soubassement avaient à l'évidence été bricolés par des mains malhabiles mais vous imaginiez pouvoir en quelque sorte les restaurer par touches légères. Surtout, l'entrée du four avait été décentrée mais il ne vous paraissait pas souhaitable de corriger le tir, afin de respecter l'"esprit du lieu".

Eh bien, vous vous êtiez largement mis le doigt dans l'oeil !

Commencez donc par essayer de tâter le fond du four. Comme il a été monté à l'argile, dès que vous touchez à une pierre, un jeu de dominos s'enclenche et, de proche en proche, vous en arrivez vite à ceci :

Puis vous constatez que l'appui de granite a perdu toute résistance du fait des feux longtemps allumés dessus. Donc vous optez pour un échange standard. Mais là, nouvelles avalanches, vous en êtes rendu ici :

A ce stade, convenez qu'il y a lieu de regarder de plus près comment tiennent les jambages de la cheminée.

Une fois encore, vous ne serez pas déçu :

C'était, produit par PPF et avec Pascal comme star et metteur en scène, une journée ordinaire de chantier à la Chaslerie. Et vous aurez noté que, dans cet exemple, un seul corps de métier était concerné, le maçon. Donc c'était un cas de figure simple.

Il ne reste plus qu'à nous donner rendez-vous demain pour la suite de nos aventures. Heureusement, Pascal a pensé à installer un parapluie. Espérons toutefois que, pendant la nuit, le ciel ne nous tombera pas sur la tête. Par Toutatis !