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Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 16 décembre 2011
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Social
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Le "GEAB" du mois vient de sortir. Une nouvelle fois, ce bulletin d'anticipations économiques est très négatif sur le proche avenir du Royaume-Uni et, pis encore, des Etats-Unis, considérés comme la principale cause de la crise en cours, pour laquelle le pire serait encore devant nous.

P.S. du 19 décembre 2011 : Dans l'édition-papier du GEAB, je relève le paragraphe suivant, qui devrait faire réfléchir les enseignants français :

"Un aspect en particulier nous semble stratégiquement important et déterminant pour la période qui s'ouvre : l'effondrement du système éducatif (N.D.L.R. : américain). Pour simplifier, LEAP/E2020 estime que le passage au cours des années 1970 à un système éducatif fondé sur l'évaluation des élèves via des QCM, du primaire jusqu'à l'université, a généré un affaiblissement radical et durable de la formation des générations américaines aujourd'hui âgées de moins de 40 ans. Parallèlement, cela a accentué la mise en place d'un système éducatif à deux vitesses, éloignant encore plus les élites sociales du pays de la classe moyenne, du fait des coûts croissants d'accès à un enseignement de qualité. Enfin, la commercialisation tous azimuts, cumulée avec l'enseignement à distance ou à domicile, a porté un coup fatal à toute cohérence et exigence générale de qualité dans le système éducatif américain."

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 1 mars 2012
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Social
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Mon camarade de promotion à l'E.N.A. Frédéric THIRIEZ s'insurge contre la taxation des rémunérations exorbitantes des footballeurs. Il faut dire que cet ancien proche de Gaston DEFFERRE est aujourd'hui président de la ligue de football professionnel où il négocie, de main de maître, les droits audiovisuels.

Quant à moi, du fin fond de mon bocage, je ne verrais rien d'anormal à ce que les excès manifestes et les tendances les plus abrutissantes du sport-spectacle soient enfin corrigés.

Martin ANDLER
rédigé le mercredi 20 février 2013
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Social
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Il est en effet grand temps qu'on commence à réfléchir ! On apprécie l'honnêteté d'Antoine Prost, qui avait été le premier à dénoncer publiquement la semaine de 4 jours, à dire qu'il y a bien d'autres raisons. Je suis d'accord avec lui pour penser que la première, c'est que nous ne savons plus faire travailler les élèves.

N.D.L.R. : Je suis très loin d'avoir un dixième de ton expérience en matière d'instruction publique. Je suis d'accord sur le constat d'un affaissement du niveau moyen, du moins tel qu'on peut en juger parmi les étudiants et, dans certaines matières, parmi les profs (à la fac de Caen, je pense aux enseignants de géosciences ou, dans un autre genre, de génétique). Pour ce qui est des causes, j'aurais tendance à incriminer l'absence de sélection ou, pour le dire plus abruptement, la démagogie ambiante. Je m'interroge aussi sur le recours quasi exclusif en France au modèle du prof agrippé à sa chaire et débitant son topo à toute blinde à des étudiants ravalés au rang de sténos ; moi qui ai eu la chance d'étudier un peu dans un monde anglo-saxon certes privilégié, je regrette de ne plus pouvoir pousser la porte d'un enseignant, tous les jours à l'heure du thé (à défaut de mes chères "Saveurs du soir"), et rebâtir le monde avec lui.

N.D.L.R. 2 : Martin a répondu à mes remarques. Voici ce qu'il écrit :

(début de citation)

Comme on peut s'y attendre, le problème est multiforme. Notre système pète de partout : les très bons ne sont pas si bons que cela (comparaisons internationales). On ne saurait dire que nos cadres fassent preuve d'une inventivité sociale et technique exceptionnelles. Les très faibles le sont vraiment (la France a plus d'élèves en échec complet que la moyenne des pays riches). Nos élèves sont plus malheureux qu'ailleurs.

Je ne crois évidemment pas un instant qu'on va revenir sur la démocratisation scolaire, et je ne le souhaite pas. Et par nature, même si 50% d'une classe d'âge qui font des études supérieures aujourd'hui étaient aussi "intelligents" que les 10% d'il y a 50 ans, la motivation ne pourrait pas être la même, parce que ce n'est pas le même projet individuel d'appartenir aux 10% supérieurs ou aux 50% !

Une remarque : pourquoi nos adolescents sont-ils traités comme des bébés ? Ils peuvent aller en prison, être amoureux, mais en ce qui concerne l'école, ils ne peuvent choisir qu'à partir de menus imposés, S, ES, L, Techno, Pro... La S, c'est comme les groupes sanguins O- : ils sont donneurs universels, donc eux ne peuvent rien choisir , ils prennent tout. C'est pour ton bien, mon enfant...

(fin de citation)

J'évoquais ici, il y a quelques jours, le cas d'une de mes condisciples de L.B.S. qui pourrait faire bientôt son entrée à la "House of Lords" ; on a pu comprendre que je ne portais pas particulièrement ce cheval dans mon cœur. Pourtant j'admire le système éducatif qui lui a donné foi en elle-même et, il faut bien le reconnaître, un grand sens politique. Ce système repose sur la discussion permanente avec des profs disponibles et, à la base, sur un encouragement constant au travail d'équipe et à l'esprit entrepreneurial (c'est-à-dire positif et non systématiquement critique). Je ne vois rien de tel dans les divers endroits où, en France, j'ai souvent usé mes fonds de culottes. C'est même l'inverse que je constate et déplore.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 29 avril 2013
Divers - Social
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Lu sur le site de Maître EOLAS : "Aujourd’hui, plus de la moitié des enfants qui naissent en France naissent dans un couple non marié : en 2009, sur 801 134 enfants nés, 376 204 sont nés dans un couple marié, 424 930 sont nés dans le péché, soit 53%. Le rééquilibrage est spectaculaire pour le 2e enfant (57% naissent dans un couple marié) et quant au 3e, il nait à 71% dans une famille mariée. De fait, l’INSEE constate que l’enfant vient désormais avant le mariage."
"Quant aux mariages, leur nombre n’a pas connu de variation sensible du fait du PaCS. Après avoir connu un pic dans les années 2000, le nombre de mariage est revenu à son niveau du début des années 90 (leur nombre annuel oscillant entre 250 000 et 290 000). Le nombre de PaCS a connu une progression constante ; il est passé de 22 271 la première année (5 412 de même sexe, 16 859 de sexe opposé) à 205 558 en 2010 (9 143 de même sexe, 196 415 de sexe différent), soit quasiment le même nombre que les mariages. Chiffres complets sur le site de l’INSEE."

Renaud CAMUS
rédigé le mardi 9 juillet 2013
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Social
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Le parti de l‘In-nocence découvre avec accablement les désastreux résultats du baccalauréat cette année, lesquels, chose difficile à croire, se sont encore aggravés par rapport à ceux, déjà catastrophiques, globalement, de l’an dernier. En effet le taux de réussite au bac général est cette fois de 82,5 %, ayant encore monté de 3,4 points par rapport à 2012 ; au bac professionnel, après le mieux appréciable que représentait une baisse de 6,1 points en 2012, il est remonté à 70,5 %, c’est-à-dire qu’il subit une aggravation de +1,7 point. Le bac littéraire est le plus gravement affecté : taux de réussite de 79,4 %, une augmentation de 6,4 points. Les bacs économique et social et scientifique ne sont pas épargnés, subissant respectivement une augmentation du taux de réussite de 4,2 points (à 81,3 %) et de 2 points (à 84,3 %).

Le parti de l’In-nocence constate que l’objectif que comporte sur ce point son programme, et qu’il croyait modeste, ramener progressivement le taux de réussite à 50 %, s”éloigne sans cesse davantage ; et qu’on est à présent menacés, au contraire, de taux de réussite cauchemardesques frisant les 90% ou pis encore. Il est à croire que le but des autorités est de se débarrasser une bonne fois de cet examen en achevant de le déconsidérer à force de ridicule et de sinistre dérision, dont les moyennes de notes supérieures à 20 sur 20 qu'obtiennent certains impétrants, résultat arithmétique dont la loufoquerie réduit à néant tout ce que leurs professeurs de calcul et de mathématiques ont pu leur enseigner de sérieux pendant douze ans, fournit un parfait symbole.

N.D.L.R : Au rythme où vont les choses, dans quelques années, le taux de réussite au bac dépassera 100% !

En attendant, je constate à la fac l'absence d'orthographe de 80 % des étudiants et de 50 % des profs, ceci à vue de nez et témoignant de l'évolution dans le temps de ce curieux phénomène.

Les Echos
rédigé le vendredi 26 juillet 2013
Divers - Santé - Social - Agriculture
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93% des cours d’eau français contaminés par les pesticides.

Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».