Agriculture

lesechos.fr
rédigé le vendredi 10 janvier 2014
Agriculture
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Algues vertes : la pollution déborde largement de la Bretagne

Des Flandres au littoral languedocien, les concentrations d’algues vertes potentiellement toxiques se multiplient. En Bretagne, les surfaces envahies sont stables, mais le nombre de plages touchées est en hausse.

Vintage Point
rédigé le jeudi 16 janvier 2014
Divers - Agriculture
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N.D.L.R. : Haute qualité ? Alors que ce n'est même pas une Normande ?

La France d'Antan
rédigé le dimanche 2 mars 2014
Divers - Economie - Social - Agriculture
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Le saviez-vous ? En 1945 , il y avait 10 millions d'actifs agricoles en France ; en 2014 on est passé à 1 million !

Jean-Pierre ARBON
rédigé le mardi 25 mars 2014
Agriculture
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Poulets sur le pas de leur porte

Voici des poulets dont on nous dit qu'ils sont élevés « en liberté et en plein air ». Observons néanmoins qu'ils ont fortement tendance à rester sur le pas de leur porte. La nature ne les tente pas trop, avec tous ces bons aliments semi-industriels qu'on leur sert à l'intérieur.

Je me souviens avoir discuté il y a quelques années avec un paysan employé dans un élevage de ce type. - Vous mangeriez un de ces poulets ? lui avais-je demandé. - Euh... Oui, mais pas avant trois semaines : le temps de le purger de toutes les saloperies que je dois lui donner, et de le nourrir au bon grain, dans ma cour.

POLLINIS
rédigé le lundi 7 avril 2014
Agriculture
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Le Parlement européen vient d'adopter en catimini un texte (1) qui demande la réhabilitation des insecticides néonicotinoides «tueurs d'abeilles», partiellement interdits en Europe depuis Mai 2013.

Cette décision totalement inacceptable remet en question le rapport de l'EFSSA, l'autorité sanitaire européenne, préconisant le retrait pur et simple des néonicotinoides de tout l'espace européen... Elle tire un trait sur plus d'une centaine d'études dénonçant la toxicité exceptionnelle de ces insecticides et leurs effets catastrophiques sur les abeilles, l'environnement et l'avenir même des cultures qui nous nourrissent aujourd'hui...

Elle méprise les efforts acharnés menés par les apiculteurs et des millions de citoyens à travers l'Europe pendant plus de dix ans pour sauver les pollinisateurs et les cultures qui en dépendent.

Elle trahit surtout l'influence grandissante des lobbys de l'agrochimie auprès des institutions européennes, et le détournement du processus démocratique au profit d'une petite poignée d'intérêts particuliers.

Il est encore temps d’agir : pour contrer l’influence des lobbys agrochimiques et obtenir une réelle interdiction des pesticides tueurs d’abeilles, un moyen de pression exceptionnel se présente à nous - les élections européennes de Mai 2014.

D’ici peu, les candidats vont se mettre en campagne pour essayer de glaner nos voix.

C'est une occasion unique de leur faire entendre, par une mobilisation massive et immédiate de millions de citoyens à travers toute l'Europe :

Nous refusons que les futurs députés européens censés nous représenter sacrifient l’alimentation et l’environnement des générations futures pour satisfaire les profits immédiats de quelques multinationales bien placées... Leur élection dépend de leur engagement aujourd'hui !

S’il vous plaît, signez immédiatement l'Appel aux futurs députés européens pour faire interdire définitivement les pesticides tueurs d'abeilles en Europe.

Pollinis fera suivre cet Appel à tous les candidats de votre circonscription qui se présentent aux élections européennes - au fur et à mesure que les signatures nous arriveront.

Et s’il vous plait, faites passer le message à vos amis et contacts de l’Europe entière, pour mettre la pression aux candidats de tous les pays de l’UE ! Nous voulons les noyer sous un flot de messages exigeant leur engagement ferme à faire interdire définitivement les néonicotinoides en Europe s'ils veulent être élus (ou ré-élus).

Nous les contacterons un par un, et nous ferons connaître à tous leur position, avant les élections. Les élections sont le seul moment où les députés ont vraiment besoin de nous rendre des comptes. Ils nous suivrons si nous sommes suffisamment nombreux à l'exiger.

Aidez-nous s'il vous plaît : tous ensemble, nous pouvons y arriver.

C'est difficile à croire, mais la grande majorité des députés qui ont voté le 11 mars 2014 pour demander que les néonicotinoides soient à nouveau utilisés sans restriction en Europe, n'est même pas consciente de l'avoir fait.

Voilà comment les lobbys s'y sont pris pour manipuler les institutions européennes :

L'euro-députée Anthea McIntyre, membre suppléante de la Commission agriculture et connue pour relayer les intérêts des industriels britanniques au sein du Parlement européen, a commencé par déposer un texte intitulé « L'Avenir du secteur horticole en Europe – stratégies pour la croissance ».

Au dernier moment, et juste avant que le texte ne soit soumis au vote du Parlement, une série de propositions directement dictées par les firmes agrochimiques – les seules a avoir été consultées pour la rédaction de ce texte – a été ajoutée en catimini, noyées au milieu d'une cinquantaine de recommandations pour soutenir les entreprises européennes de la filière horticole.


Le texte a été adopté à la va-vite, le 11 mars 2014, en même temps qu'une trentaine d'autres textes complexes votés en moins de deux heures ce jour-là... Et voilà comment, avec le soutien d'un minimum de députés, les lobbies sont capable d'imposer leur plan anti-abeilles qui devient du jour au lendemain LA position officielle du Parlement européen.

Que les députés l'aient voulu ou non ne change rien à l'affaire : la Commission européenne est officiellement invitée à revoir l'interdiction des néonicotinoides en tenant compte du manque à gagner pour les firmes agrochimiques qui les commercialisent.

C'est inimaginable si on ne suit pas de près les manœuvres des lobbyistes au niveau européen !

C'est pourquoi je vous demande de signer au plus vite l'Appel aux futurs députés européens pour rendre les institutions démocratiques européennes aux citoyens qu'elles sont censées servir.

Pollinis est en train de créer un véritable « lobby de citoyens » pour faire valoir nos droits et nos intérêts auprès des institutions européennes et peser dans la balance face aux lobbys de l'agrochimie.

Les forces auxquelles nous nous attaquons sont colossales :

La vente du seul imidaclopride, l'un des néonicotinoides tueurs d'abeilles partiellement interdit en Europe, rapporte à lui seul plus de 2,6 milliards de dollards chaque année à la firme Bayer qui le commercialise - de quoi payer des bataillons de scientifiques et d'avocats et de juristes pour faire passer les intérêts à court terme des firmes agrochimiques avant l'intérêt de centaines de millions de citoyens à travers le monde.

Nous n'avons pas leurs milliards pour nous défendre, mais nous avons le nombre suffisant pour contraindre n'importe quel élu à nous écouter, si nous réussissons à alerter et rassembler un maximum de citoyens à travers l'Europe.

Nous ne pouvons pas baisser les bras, l'enjeu est trop grand. Si ces produits reviennent sur le marché, c’est la mort assurée de dizaines de millions d’abeilles supplémentaires !

Rappelez-vous : il y a quelques mois, un document interdisant trois pesticides notoirement meurtriers pour les pollinisateurs (la Clothianidine, le Thiamethoxame et l'Imidaclopride) pour deux ans, le temps de voir si les abeilles se portent mieux (2).

A l’époque, tous les défenseurs des pollinisateurs avaient crié victoire : cela faisait si longtemps que nous nous battions tous pour débarrasser les champs et les cultures de ces pesticides si nocifs pour les abeilles qu'ils sont capables de décimer des colonies entières en quelques jours (3).

Nous avons vite réalisé que cette interdiction est un leurre.

Il s'agit en vérité d'un plan désastreux imaginé par les firmes agrochimiques – BayerCrop et Syngenta en tête - pour blanchir leurs produits et sécuriser des centaines de millions d'euros de profits annuels.

Nous devons absolument contrer ce plan destructeur dès maintenant, en agissant sur les futurs députés européens, avant que les conséquences soient irréversibles pour les pollinisateurs, les cultures et toute l'alimentation dans les années à venir.

Ce plan, le voici :

La régulation de la Commission européenne décrète que les pesticides tueurs d'abeilles seront interdits seulement quelques mois par an... et largement utilisés tout le reste de l'année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l'eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».

De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu'à dix-neuf ans après le traitement (4), et dans de grosses concentrations les premières années. Du coup, les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen... que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)

A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d'être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu'ils n'y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !

Et des centaines et des centaines de tonnes de néonicotinoïdes continueront d'être utilisés en pure perte dans l'agriculture, détruisant l'écosystème et mettant en péril l'alimentation et la survie des générations futures.

Je dis bien en pure perte, car ici encore bon nombre d'études et d'analyses ont montré que les pesticides néonicotinoïdes sont loin d'être indispensables à l'agriculture, comme voudraient le faire croire les firmes agrochimiques :

- ils sont beaucoup trop puissants par rapport aux insectes qu'ils sont censés combattre (on a multiplié par 900 la toxicité des pesticides en quelques années, c’est totalement démesuré !) ;

- ils sont utilisés de façon systématique, en dépit du bon sens, peu importe si les cultures risquent d'être attaquées par des pestes ou non ;

- ils coûtent cher, car issus d'une technologie coûteuse (celle de l'enrobage de la graine, spécialité de Monsanto)

Une étude montre noir sur blanc qu'en termes de rendement pour l'agriculteur, l'utilisation de ces pesticides de façon systématique ou non ne fait aucune différence. Mais vu leur coût élevé, l'agriculteur ferait plus de profits s'il ne les utilisait pas (6).

Vous l'avez bien compris, à part les grosses entreprises agrochimiques, PERSONNE n'a à gagner à laisser ces produits toxiques sur le marché : la nature en meurt, l'humanité est menacée, et seule une mobilisation massive des citoyens à travers toute l'Europe pourra stopper ce plan destructeur des agrochimistes.

Avec les élections européennes qui approchent, nous avons une occasion unique d’obliger les futurs députés européens à prendre des engagements fermes et précis sur les pesticides tueurs d’abeilles. C’est maintenant qu’il faut agir :

Signez vite la pétition aux candidats de votre circonscription !

D’ici peu ils entreront en campagne : nous devons les obliger à intégrer dans leur programme l’interdiction des néonicotinoïdes, si importante pour l’avenir des abeilles, de notre alimentation et de la Nature.

Une fois élus, ils n’auront pas d’autre choix que d'annuler le texte qui vient d’être voté en faveur des agrochimistes, et de promulguer au contraire une interdiction REELLE des pesticides néonicotinoïdes tueurs d'abeilles.

Pour aider Pollinis à mettre une pression maximale sur les eurodéputés de toute l’Europe, merci de :

1/ Signer dès maintenant votre pétition aux députés de votre circonscription.

2/ Transférer ce message le plus largement possible autour de vous, surtout si vous avez des amis ou des contacts dans d’autres pays de l’Union Européenne. Pour que notre campagne sur les futurs députés soit un succès, nous devons mettre une pression sur les candidats de l’Europe entière !

Merci d’avance de votre action pour défendre les pollinisateurs et protéger l’environnement et l’alimentation des générations futures.

Nicolas Laarman
Délégué général
POLLINIS
Association Loi 1901 Conservatoire des Fermes et de la Nature
143 avenue Parmentier – 75010 Paris

Références :

(1) Résolution du Parlement européen du 11 mars 2014 sur l'avenir du secteur horticole en Europe: stratégies pour la croissance (2013/2100(INI))

(2) COMMISSION IMPLEMENTING REGULATION (EU) No 485/2013 of 24 May 2013 amending Implementing Regulation (EU) No 540/2011, as regards the conditions of approval of the active substances clothianidin, thiamethoxam and imidacloprid, and prohibiting the use and sale of seeds treated with plant protection products containing those active substances

(3) Sur les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles, voir par exemple :

Di Prisco et al. 2013 "Neonicotinoid clothianidin adversely affects insect immunity and promotes replication of a viral pathogen in honey bees"
Decourtye, A.; Armengaud, C.; Devillers, R.M.; Cluzeau, S. (2004). "Imidacloprid impairs memory and brain metabolism in the honeybee (Apis mellifera L)".Pesticide Biochem Phys. 78: 83–92.

Début 2013, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs

(4) Persistance dans les sols :

Imidaclopride : entre 28 et 1250 jours
Thiamethoxame : entre 7 et 353 jours
Clothianidine : entre 148 et 6931 jours

Goulson, D. (2013), REVIEW: An overview of the environmental risks posed by neonicotinoid insecticides. Journal of Applied Ecology, 50: 977–987. doi: 10.1111/1365-2664.12111

Table 1. Estimated dissipation times (DT50) for neonicotinoids in soil

(5) 1999 : Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262

(6) Bueno, A.D., Batistela, M.J., Bueno, R.C.O.D., Franca-Neto, J.D., Nishikawa, M.A.N. & Liberio, A. (2011) Effects of integrated pest management, biological control and prophylactic use of insecticides on the management and sustainability of soybeans. Crop Protection, 30, 937–945.