Géologie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 27 janvier 2011
Divers - Géologie
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Essayons d'évoquer, comme promis, l'évolution géodynamique du Briovérien. D'après le tableau précédemment commenté, on peut s'attendre à des périodes d'orogenèse et à des phases de transgression (ça y est, je me mets à jargonner comme un vrai "géoscientifique", on s'y croirait !).

L'introduction de ce développement dans le "guide géologique Normandie Maine" est un peu opaque :

5ème extrait de la page 11 du "guide géologique Normandie Maine".

Ajoutons à notre glossaire le mot de subduction. En revanche, pour la suture cryptique, j'ai fait chou blanc ; mais on comprend à peu près ce que cela peut désigner... Donc retenons qu'une plaque océanique s'est enfoncée sous une plaque terrestre à hauteur des Coutances et Saint-Lô actuels, et que la friction des plaques s'est traduite par un échauffement local et par du volcanisme.

Voyons si la suite est plus limpide :

6ème extrait de la page 11 du "guide géologique Normandie Maine".

Si les deux premières phrases de ce paragraphe sont compréhensibles pour qui fait des efforts, la troisième et dernière fait de la résistance. On subodore toutefois que ce paragraphe ne fait guère que redire, avec d'autres mots, le laïus d'introduction.

Passons donc au suivant :

7ème et dernier extrait de la page 11 du "guide géologique Normandie Maine".

Vite, la traduction : flysch (déjà vu), épirogenèse (idem), diorite, grauwacke, turbidite proximale ou distale, la Laize, diamictite, Rouez.

Pour la troisième et dernière période du Briovérien, on verra ça plus tard !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 30 janvier 2011
Divers - Géologie
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Je suis en train de relire mes messages précédents sur la géologie, ceux des derniers jours mais aussi ceux d'octobre 2010. Incontestablement, nous progressons petit à petit dans notre compréhension de la géologie du Domfrontais. Mais il nous reste encore beaucoup à apprendre avant que la carte géologique 1515 soit pour nous du domaine de l'évidence.

A ce stade par exemple, je ne suis toujours pas capable de localiser, sur cette carte, la "pierre froide" dont j'ai parlé hier dans le "Journal du chantier". Est-ce cela que l'on doit appeler le grès armoricain ? ou bien ne serait-ce pas plutôt du Briovérien ? Je l'ignore encore. Donc travaillons !

N.B. : C'est quand même difficile de se concentrer sur la géologie quand, dans le même temps, on suit les exploits des Experts...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 31 janvier 2011
Divers - Géologie
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Reprenons notre enquête au long cours sur la géologie de la Basse-Normandie, avec le souci de découvrir quand sont apparues les roches qui constituent notre Domfrontais. Lors d'une première période du Briovérien, une activité volcanique avait affecté les futurs emplacements de Coutances et Saint-Lô. Dans une deuxième période du Briovérien, une cordillère avait poussé, sous l'effet de magmas plutoniens au Sud du futur Cotentin, entraînant des éboulis latéraux. Nous en étions restés là.

Hélas, des incidents techniques m'ont empêché de poursuivre ce soir. Alors, puisqu'on parlait de rocs, autant passer au rock !

Et, tant qu'à étudier la géologie du Domfrontais, n'hésitons pas à nous calmer en cassant des rochers avec les copains...

Il sera toujours temps plus tard de revenir sur les bancs de l'école...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 1 février 2011
Divers - Géologie
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Donc, à son habitude, le "guide géologique Normandie Maine" est pratiquement illisible :

1et extrait de la page 12 du "guide régional Normandie Maine" de Francis Doré et autres.

Le style de cet ouvrage est tellement lamentable qu'on pourrait se demander si ses auteurs ne le font pas exprès. Il est probable que la réponse est positive ou alors leur cas est pathologique.

Vite, Google, à l'aide : chaîne cadomienne, plis isoclinaux, schistosité de flux, clivage de fracture, Rocreux (très bonnes explications), varisque (intéressant), granodiorites, cordiérite, batholite, Mancellia (très intéressant), ignimbritiques, Saint-Germain-le-Gaillard.

De la sorte, si l'on comprend ce jargon digne de Diafoirus, il y aurait lieu de retenir pour l'essentiel l'existence d'un plissement de matériaux schisteux orientés N70, sous lequel ont fait intrusion des roches plutoniques qui ont formé la Mancellia.

La bonne nouvelle est que nous en avons fini avec le laïus de Francis Doré et de ses acolytes sur le Précambrien. Nous allons donc passer à la période qui suit le Protérozoïque, à savoir le Paléozoïque (ou ère primaire, comme on disait dans ma jeunesse).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 1 février 2011
Divers - Géologie
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Entamons donc notre étude du Paléozoïque bas-normand.

L'introduction à ce sujet du "guide géologique Normandie Maine" est accessible :

2ème extrait de la page 12 du "guide géologique Normandie Maine.

Je comprends que la puissance d'un terrain signifie son épaisseur.

La carte ci-après permet de localiser les secteurs dont on va continuer à parler, comme la Mancellia et la trace de la cordillère constantinienne, déjà évoquées :

3ème extrait de la page 12 du "guide géologique Normandie Maine.

Comme nous l'avions fait pour le Précambrien, nous allons, pour le Paléozoïque, étudier dans quel ordre sont apparues les roches qui composent aujourd'hui la Basse-Normandie. On lira avec plus d'attention, dans les prochains messages, ce qui correspond à la colonne de droite du tableau suivant :

1er extrait de la page 13 du "guide géologique Normandie Maine".

Sur ce tableau, on retrouve des noms savants que nous avions déjà croisés sous cet onglet, en octobre dernier, lorsque nous avions jeté un coup d'oeil à la carte locale du B.R.G.M. Je pense ici au grès armoricain, aux schistes du Pissot, aux grès de May, aux schistes du Pont de Caen ou au grès culminant.

On peut donc espérer nous sentir davantage concernés lorsque nous en arriverons, au sein du Paléozoïque, à l'étude plus détaillée de l'Ordovicien et du Silurien.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 2 février 2011
Divers - Géologie
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A propos de Diafoirus, voici comment nous le montre Molière (Le malade imaginaire, acte II, scène 6) :

MONSIEUR DIAFOIRUS
Nous allons, monsieur, prendre congé de vous.

ARGAN
Je vous prie, monsieur, de me dire un peu comment je suis.

MONSIEUR DIAFOIRUS lui tâte le pouls.
Allons, Thomas, prenez l'autre bras de monsieur, pour voir si vous saurez porter un bon jugement de son pouls. "Quid dicis ?"

THOMAS DIAFOIRUS
"Dico" que le pouls de monsieur est le pouls d'un homme qui ne se porte point bien.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Bon.

THOMAS DIAFOIRUS
Qu'il est duriuscule, pour ne pas dire dur.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Fort bien.

THOMAS DIAFOIRUS
Repoussant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
"Bene".

THOMAS DIAFOIRUS
Et même un peu caprisant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
"Optime".

THOMAS DIAFOIRUS
Ce qui marque une intempérie dans le parenchyme splénique, c'est-à-dire la rate.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Fort bien.

ARGAN
Non ; monsieur Purgon dit que c'est mon foie qui est malade.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh ! oui ; qui dit parenchyme dit l'un et l'autre, à cause de l'étroite sympathie qu'ils ont ensemble par le moyen du "vas breve", du pylore, et souvent des méats cholidoques. Il vous ordonne sans doute de manger force rôti ?

ARGAN
Non ; rien que du bouilli.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh oui : rôti, bouilli, même chose. Il vous ordonne fort prudemment, et vous ne pouvez être entre de meilleures mains.

ARGAN
Monsieur, combien est-ce qu'il faut mettre de grains de sel dans un oeuf ?

MONSIEUR DIAFOIRUS
Six, huit, dix, par les nombres pairs, comme dans les médicaments par les nombres impairs.

ARGAN
Jusqu'au revoir, monsieur.

(fin de citation)

On croirait lire le jargon en forme de diagnostic d'un certain "guide géologique Normandie Maine", ne trouvez-vous pas ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 5 février 2011
Divers - Géologie
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Sur l'échelle des temps géologiques, observons la place du Paléozoïque et, au sein de ce dernier, celle du Cambrien. Nos repères géographiques actuels sont d'un bien faible secours pour imaginer les gigantesques cataclysmes qui ont pu s'enchaîner, à cet horizon temporel, pour malaxer, rapprocher en de supercontinents, séparer et faire tourner les continents contemporains. Dans de tels tourbillons, notre Normandie n'a pas représenté plus qu'un fétu de paille entraîné par un torrent diluvien.

Face à de telles catastrophes, on peut comprendre que Francis Doré et ses collègues aient eu bien du mal à exposer clairement comment sont apparues les roches qui composent aujourd'hui les sols de Normandie. Prenons donc le temps de reconstituer notre stock de patience avant de reprendre la lecture de leurs écrits.

P.S. : On peut quand même remarquer que ni le Pentévrien retrouvé au Nord Cotentin, ni le Briovérien croisé dans le Domfrontais n'apparaissent sur l'échelle des temps géologiques de Wikipedia, ce qui tend à confirmer leur caractère très localisé, au moins en l'état actuel des connaissances.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 11 février 2011
Divers - Géologie
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Et un peu de géologie (car il va bien falloir nous y remettre un jour...) avec un exposé magistral sur la craie.

Si, comme on nous le suggère, il se dépose chaque année un dixième de millimètre d'épaisseur de sédiments au fond de la mer, alors il faut un million d'années pour "produire" 100 mètres d'épaisseur. La craie, nous dit-on, s'est formée il y a moins de 100 millions d'années.

Or nous n'arrivons pas encore à décoller ici de l'an - 500 000 000 (ou quelque chose comme cela). Donc il va falloir ramer longtemps, et c'est encore loin l'Amérique !

Guy HEDOUIN
rédigé le samedi 12 février 2011
Divers - Géologie
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Bonjour,

J'apporte ma modeste pierre géologique à vos propos, voici un lien intéressant.

Si vous le désirez, je peux vous envoyer des photos de granodiorite de Coutances, puisque je suis en plein dedans.

Voici un pdf qui pourrait peut être vous intéresser :

[Image introuvable]

Bonne journée !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 12 février 2011
Divers - Géologie
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@ Guy HEDOUIN :

Merci pour votre message. Je me demandais les raisons de votre silence et allais vous écrire pour prendre des nouvelles.

Le lien que vous citez a déjà été mis en ligne ici, hier.

OK pour la photo de votre granodiorite.

Je n'arrive pas à diffuser votre document relatif à la géologie de Tinchebray : en effet, mon système ne digère pas les textes en "pdf". Auriez-vous une autre version ?

A bientôt !