Géologie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 12 septembre 2010
Divers - Géologie
0
Je commence à étudier la géologie du Domfrontais, à travers un article de vulgarisation du parc naturel régional Normandie-Maine (paru dans le numéro de février dernier de leur revue) et surtout, à travers les plans du bureau de la recherche géologique et minière (B.R.G.M.) à l'échelle de 1/50 000 que je me suis procurés.

Mon idée est de mieux comprendre la localisation possible des anciens bâtiments en ruine où je pourrais approvisionner en pierres le chantier de la Chaslerie. En effet, l'exploitation de toutes les carrières du secteur a cessé depuis quelques décennies sauf, parfois, à usage de gravières.

Je rendrai compte ici de ce que je comprendrai dans cette littérature d'aspect aride.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 13 septembre 2010
Divers - Géologie
0
Sur la géologie, il y a Géoportail, un site du B.R.G.M. qui diffuse leurs cartes géologiques, mais je n'en trouve pas la légende en ligne.

Ce site permet toutefois, en changeant d'échelle, de voir l'importance de la faille qui se situe en contrebas de la D22, c'est-à-dire non loin de la Chaslerie.

Il va donc falloir que je me plonge dans la lecture de la "notice explicative de la feuille Flers-de-l'Orne à 1/50 000" pour essayer de comprendre de quoi il retourne...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 14 septembre 2010
Divers - Géologie
0
Donc voilà, c'est le premier enseignement de cette recherche géologique, il y a une faille significative non loin à l'Ouest de la Chaslerie, courant du village de Beauchêne au Mont Margantin et dessinant une partie de la vallée de l'Egrenne puis bifurquant vers Notre-Dame-sur l'Eau, le manoir de la Raterie et l'emplacement de l'ancien manoir de Chaponnais, en contrebas de Domfront. C'est pour cette raison que la Mangeantière voisine de la Chaslerie domine le couchant. C'est aussi pourquoi la commune ici s'appelle La Haute Chapelle et surplombe des marécages.

Une deuxième faille, moins importante, passe à 1 km au Nord-Est du manoir. C'est elle qui explique que, du Rocher voisin, on aperçoive la Chaslerie en contrebas, une jolie promenade d'ailleurs.

Une troisième faille, encore plus modeste semble-t-il, passe apparemment sous la Chaslerie-même.

Resterait à savoir la fréquence des mouvements de terrains dans le secteur. Au château de Lignou, distant de 25 km, Bernard de VAUCELLES m'avait dit se souvenir d'un tremblement de terre dans son enfance. Il faudrait le réinterroger à l'occasion.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 17 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Depuis un mois, je voudrais reprendre le fil de mes observations géologiques sur le sous-sol de la Chaslerie mais je n'arrive toujours pas à en trouver le courage.

Pour bien faire, il faudrait en effet que je consulte mes enseignants de "géosciences" à la fac de Caen, afin qu'ils m'aident à comprendre le jargon des productions du B.R.G.M.

Mais je ne puis attendre aucune aide de ces individus. Je les ai trouvés tellement médiocres lorsque j'assistais à leurs cours, l'an dernier, que je me suis souvent demandé si plusieurs d'entre eux n'avaient pas trouvé leur doctorat dans un paquet de Bonux. Et je n'évoque pas leur orthographe, parfois grossièrement approximative, ce qui, je l'avoue, ne me prédisposait pas à beaucoup de tolérance à leur égard. Je ne leur ai d'ailleurs pas caché mon opinion sur eux.

Pourtant, j'ai toujours beaucoup aimé les géosciences. C'est un domaine varié, en pleine progression, et je voudrais comprendre plein de choses déjà découvertes que j'ignore encore en cette matière.

Il faudrait donc qu'à défaut de changer de fac, je fasse effort sur moi-même et que je m'oblige à déchiffrer seul les notices du B.R.G.M.

Ce n'est pas encore pour ce soir...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 19 octobre 2010
Divers - Géologie
0
La "carte géologique de la France à 1/50 000" éditée par le B.R.G.M. comporte trois documents :
- la carte proprement dite ; pour la Chaslerie, il faut se munir de la feuille 211 (Flers-de-l'Orne) et non de la feuille 249 (Domfront) ;
- la notice explicative ;
- et le "guide de lecture des cartes géologiques de la France à 1/50 000".

Commençons notre étude par ce troisième document, car il est le plus simple. Dès sa première page du texte, il répond à une question que je me posais, puisqu'il indique que "La carte géologique est la représentation, sous forme de plages de couleur, des roches affleurantes ou du sous-sol tel qu'on l'observe sous la terre arable, la végétation ou sous les constructions". C'est bien ce que j'imaginais. Il semble donc qu'on ne puisse rien en tirer d'immédiat sur l'épaisseur ni la pente des couches successives de matériaux sous la Chaslerie.

Page 6, "Le sous-sol est constitué de roches meubles ou solides que les géologues ont coutume de classer en trois grandes familles : les roches sédimentaires (...) ; les roches magmatiques (...) ; les roches métamorphiques (...)". Jusqu'ici, ça va !

Passons à la carte proprement dite. Pas de chance, la Chaslerie est dans le coin "en bas à gauche" de la feuille pertinente, la 211 :

extrait de la carte géologique de la France au 1/50 000.

D'après la légende, la partie de la carte qui nous concerne plus particulièrement a été dressée à partir d'explorations effectuées en 1980 par Christian ENOUF, docteur 3ème cycle, et François DORE, professeur à l'université de Caen. Je ne connais ni l'un, ni l'autre.

On voit sur cet extrait que la Chaslerie a été édifiée sur un sous-sol représenté en ocre et marqué "C" et à proximité d'un sous-sol représenté en gris et marqué "O6-S1". Je remarque au passage que les deux carrières dont ont été extraits les grès de la Chaslerie sont dans ces zones voisines "O6-S1".

Il est donc tentant de se reporter immédiatement à la légende de la carte pour voir de quoi il retourne. On y apprend que "C" désigne les "colluvions indifférenciées" faisant partie des roches du "quaternaire et formations superficielles", ce qui nous fait une belle jambe assurément, et "O6-S1", des roches sédimentaires du Silurien (?), et plus précisément du "grès culminant" (?) "Ashgillien-Llandovérien" (???). Bien, je sens qu'il va falloir bosser davantage pour comprendre...

Donc, d'abord, "C", à ne pas confondre avec d'autres roches du "quaternaire et formations superficielles" que sont, parmi les "épandages continentaux" dans le voisinage de la Chaslerie, "OEy" ("loess weishséliens-wurmiens") ou "S" ("dépôts de pentes hétérométriques périglaciaires") ou, parmi les "alluvions-colluvions", "Fz" ("alluvions fluviatiles holocènes"), "Fx" ("alluvions fluviatiles saaliennes"), voire "Fw" ("alluvions fluviatiles présaaliennes du Pléistocène moyen"). Bon, c'est pas gagné. Mais il est clair que tous ces terrains sont en relation directe (au moins "Fz" et "Fx") avec le lit de l'Egrenne voisine.

De l'autre côté du ruisseau, le Beaudouët, on trouve, à la Richardière (donc chez Pascal) comme à la Josselinière (chez Mme Philippe), des roches marquées "S1-3", ce qui signifie que ce sont d'autres roches sédimentaires du Silurien, ici des "ampélites" du "Llandovérien-Ludlowien".

Du côté du bourg de La Haute Chapelle comme du manoir de la Guyardière, ce sont d'autres roches sédimentaires : "O5a", les "schistes du Pont de Caen" de cette période de l'Ordovicien qu'on appelle le Caradocien inférieur, "O6", toujours de l'Ordovicien, la "Tillite de Feugerolles" de l'ashgillien, et nos roches "O6-S1" déjà identifiées.

Au Nord de la Chaslerie, une grande zone verte, marquée "bK02", ce sont des roches métamorphiques du Briovérien, et, encore au-delà, la grande zone rouge des "roches plutoniques", certains granites étant en voie d'"arénisation". Je renvoie pour ces détails à la légende de la carte, décidemment bien savante...

OK, à ce stade de nos investigations, je propose une pause, qu'en dites-vous ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 20 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Puisque la fac de Caen est toujours en grève (il y a une A.G. tout à l'heure, pour décider "démocratiquement" de "la suite du mouvement"...), je reprends mes élucubrations géologiques.

D'abord, deux remarques :

Un, c'est bien bête que la Chaslerie se trouve à un angle de la carte du B.R.G.M., ça empêche d'avoir une vue d'ensemble, au-delà de l'Egrenne à l'Ouest et du bourg de La Haute Chapelle au Sud. Je me suis donc repenché sur la carte en ligne Géoportail, mais me suis aperçu que ce n'est rien d'autre que la juxtaposition des cartes papier, le bourg de Rouellé se trouvant pile à la jonction des quatre feuilles les plus pertinentes (210, 211, 248 et 249). Or, celles-ci ont été imprimées avec des conventions de légende différentes, ce qui ne paraît vraiment pas sérieux de la part du B.R.G.M. Quoi qu'il en soit, en faisant de nouveaux efforts, on peut s'y retrouver tant bien que mal. Le grand avantage de la carte en ligne, c'est finalement la possibilité qu'elle donne de zoomer. A ce titre, elle est précieuse. On n'hésitera donc pas à s'y reporter.

Deux, je reviens sur cette histoire de failles géologiques évoquées ici le 14 septembre dernier. En fait, le B.R.G.M. fait une nette distinction sur ses cartes entre ce qu'il appelle "faille visible" et qu'il représente d'une ligne continue et grasse, et ce qu'il appelle "faille masquée ou supposée" et qu'il représente par une ligne pointillée et grasse. Autour et au-dessous de la Chaslerie, il y a certes des failles mais elles sont toutes de la seconde catégorie. Toutes, sauf une belle, à 1 500 m au Nord, c'est-à-dire au-delà de la ferme du Rocher et du "village" (c'est-à-dire du lieu-dit, en langue d'ici) de la Poissonnière. Je suppose qu'on peut déduire de cette description la conclusion que les failles autour de la Chaslerie n'ont plus bougé depuis belle lurette.

Et ceci nous amène, tout naturellement, à nous intéresser à l'âge des pierres du secteur, puis aux périodes géologiques où l'intensité des phénomènes de soulèvement, plissement, etc... (orogéniques, comme ils disent) était la plus forte.

Nous avons hier donné ici les noms savants des sous-sols d'ici. Essayons désormais de comprendre.

Parmi les roches que j'ai citées, les plus anciennes sont celles, colorées en vert et notées "bK02" qui se trouvent au-delà de la "faille visible" que je viens d'évoquer, soit à 1 500 mètres de la Chaslerie (du moins en surface). Elles datent du Briovérien, soit une période antérieure à l'ère primaire (je rappelle que la Terre a 4,5 milliards d'années et que l'ère primaire, ou paléozoïque, a commencé il y a 540 millions d'années et s'est achevée il y a 250 millions d'années).

Viennent ensuite, dans l'ordre d'apparition :

- celles visibles au bourg de La Haute Chapelle et à la Guyardière, marquées en verts de tonalités différentes "O5a" et "O6". Elles datent de l'Ordovicien. Il a coulé un peu d'eau sous les ponts depuis cette époque, puisqu'alors, l'Afrique, l'Amérique et l'Australie étaient collées entre elles et se baladaient même du côté du pôle Sud et que, par ailleurs, il aurait fallu visiter La Haute Chapelle en scaphandre car elle était sous une certaine épaisseur d'eau de mer...

- celles, qui nous concernent beaucoup plus directement à la Chaslerie, marquées sur la carte en gris de tonalités différentes, "O6-S1" et "S1-3", qui datent du Silurien, une période sympathique où la vie sur terre, par ici, se réduisait à quelques Arthropodes...

A suivre...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 20 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Aux dernières nouvelles, le blocage du campus 1 de la fac de Caen aurait été levé à compter de demain matin. Mais il serait question de fermer de nouveau ses portes deux jours par semaine dans la période à venir à partir de lundi prochain...

J'en reviens donc à mes observations géologiques.

Pour le moment, je laisse de côté tout ce qui relève du "quaternaire et formations superficielles", c'est-à-dire ce qui figure en ocre ou en vert pâle sur la carte, à savoir les zones "C", "S", "OEy" mais aussi "Fz", "Fx" et "Fw". Nous y reviendrons peut-être plus tard. Après tout, l'ère quaternaire n'a commencé qu'il y a 1,75 million d'années, vraiment une paille à l'échelle que nous avons retenue ici.

Je copie ici les deux coupes de terrain de la région de Domfront publiées dans la "notice explicative" de la feuille 1515 (celle de Flers, sur laquelle se trouve représentée la Chaslerie):

La localisation de ces coupes est donnée par le plan suivant, en A et B respectivement :

En fait, sur la coupe A, le Chemin Grippon se situe à 2 km à l'E.SE de la Chaslerie ; sur la coupe B, la Métairie est à 3,5 km plein Est.

Ces coupes nous montrent que la Chaslerie est bâtie près de l'axe central d'un synclinal, le synclinal de Domfront. Autrement dit, c'est sous la Chaslerie que le sous-sol est composé de roches parmi les plus récentes du secteur, je cite ici le "grès culminant" représenté en gris foncé sur la carte du B.R.G.M. et légendé "O6-S1".

La "notice explicative" comporte le commentaire suivant, que je commence par citer "in extenso" car nous pouvons désormais en comprendre les grandes idées :
- le synclinal de Mortain-Domfront, "pli cylindrique à grand rayon de courbure, s'oriente autour d'une direction N 110°E" : je comprends que, par rapport au Nord magnétique, on décale l'axe en question de 110° vers l'Est, ce qui correspond bien en effet à la direction principale des roches de surface sur le plan.
- "La schistosité de fracture de plan axial, d'observation fort rare, est présentée par les ampélites de la rive droite du Choisel." Le Choisel, qu'on appelle aussi le Beaudouët, c'est-à-dire, "notre" ruisseau, à 200 m de la Chaslerie ; l'ampélite, en effet, j'ai déjà remarqué ce type de roche ailleurs qu'au Nord du Beaudouët, en fait au Tertre Linot, au bord de l'"Avenue FOURCADE", près de chez mon voisin GAHERY ; je peux même préciser que "notre" ampélite est une ampélite graphique. Sur la "schistosité de fracture de plan axial", je peine à trouver la traduction... Voici cependant un article clair sur les schistes. Laissons le sujet de côté, quitte à y revenir plus tard.
- "Le flanc Sud est largement étalé avec un pendage nord moyen de 25° au niveau du grès armoricain". Le "grès armoricain", c'est la première fois qu'on en entend parler ici ; jusqu'alors, il n'était guère question que de "grès culminant". Le reste du laïus me paraît limpide.
- "La partie axiale silurienne montre des replis anticlinaux secondaires. L'existence de la tillite de Feugerolles sous le grès culminant de la carrière du Moulin-Plain d'une part et, à l'Ouest, sur la D. 962, entre la Violière et le Pont-de-Caen d'autre part correspond à un anticlinal. Le grès culminant du Rocher, à 2 km au N.NE de La Haute Chapelle, est organisé de même avec au Nord un pendage de 15°N et au Sud un pendage de 13°S". Dont acte, étant entendu que le "Rocher" est à 1 km à vol d'oiseau au N.NE de la Chaslerie et le Pont de Caen à 3,5 km à l'E.SE.

J'abrège la suite de la "notice explicative", non sans relever les passages suivants :
- "Dans l'ancienne cartographie (...), était envisagé (à propos de ce synclinal) une totale suppression du flanc Nord (...). Mais des témoins de flanc Nord subsistent. Le grès culminant à en effet été reconnu (...) à la Foissonière et au Chemin Grippon ; dans cette dernière localité, une coupe transversale montre que le grès culminant contigu aux ampélites possède un pendage de 40°S, mais qu'il se renverse 20°N au contact faillé avec les cornéennes (...)". Ceci est d'un intérêt limité pour nous.
- "La déformation cassante du synclinal de Domfront se traduit par deux familles d'accidents verticaux : l'une N 15°E dominante, l'autre N 155°E". C'est effectivement ce que l'on voit sur la carte, à proximité de la Chaslerie.
- "Mais le décrochement dextre de l'Egrenne, avec un déplacement de 3 km de la barre de grès armoricain du flanc Sud, constitue un trait majeur de la structure (...). Le rôle du décrochement de l'Egrenne déborde largement le cadre de la feuille Flers et même celui des feuilles Mortain et Domfront. Son rejeu semble s'être poursuivi fort longtemps, car il limite la répartition des dépôts éocènes situés plus au Sud, jusqu'aux abords du bassin de Laval ; à l'autre extrêmité, sa prolongation par la côte Est du Cotentin a été envisagée, au prix de quelques extrapolations". Bien, on avait compris qu'en effet, l'Egrenne ne coulait pas là par hasard.

J'ai gardé le meilleur (si l'on peut dire, tout est relatif...) pour la fin :
- "La distinction entre le grès culminant et le grès armoricain est parfois délicate parmi ces lambeaux de flanc Nord" du synclinal. Nous voici donc rassurés, on devrait pouvoir passer à autre chose.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 22 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Ce matin, à la Chaslerie, Claude était venu aider ses copains, Pascal et Bernard, à trier les pierres le long de la départementale.

Je leur ai dit que les pierres qu'ils manipulaient avaient près de 450 millions d'années. Ils n'en revenaient pas et me regardaient tous les trois avec des yeux ronds.

Je leur ai dit aussi qu'à l'époque où ces pierres ont été fabriquées par la Terre, il n'y avait à La Haute Chapelle que des genres de crabes, très longtemps avant les diplodocus.

Je crois qu'ils voudront que je leur raconte la suite de l'histoire. Il faudra donc vous y faire, visiteurs de ce site, je vais poursuivre mes élucubrations géologiques encore un moment...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 26 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Tant qu'à faire, reprenons par le début notre étude géologique.

On considère actuellement que l'Univers est âgé de 15 Ga (milliards d'années), à 5 Ga près, ce qui n'est pas rien. Aux dernières nouvelles (je cite le manuel de licence de géologie, dénommé "Elements de géologie", paru en 2006 chez Dunod, sous la signature de MM. POMEROL, LAGABRIELLE et RENARD) , "l'Univers serait né dans un Big-Bang suivi d'une expansion ralentie par la force de la gravité, mais la force de répulsion à grande échelle aurait pris progressivement le dessus et l'Univers serait entré dans une phase d'expansion accélérée éternelle". Des mesures effectuées depuis 1964 montrent qu'à l'occasion du Big-Bang, "l'Univers est passé d'un état initial à 'dominance radiative' à un état à 'dominance matérielle' dans lequel la plus grande partie de l'énergie est contenue dans la masse des particules nucléaires", étant entendu qu'"une des forces de la théorie du Big-Bang est d'expliquer assez fidèlement la proportion actuelle des éléments chimiques dans l'Univers". En effet, 90 % des atomes de l'Univers sont de l'hydrogène et moins d'un atome sur mille n'est ni de l'hydrogène, ni de l'hélium.

Merveilleux universitaires ! Ils ne savent pas dater le Big-Bang à 5 milliards d'années près (page 11 de leur ouvrage) mais ne voient aucun problème à vous expliquer très sérieusement (page 16 du même ouvrage) qu'"On ne sait que peu de chose sur les événements qui se sont déroulés au cours de la première seconde suivant le Big-Bang". Les auteurs cités n'enseignent pourtant pas à Caen. Glissons donc...

Guy HEDOUIN
rédigé le mardi 26 octobre 2010
Divers - Géologie
0
Bonsoir M. Fourcade,

Je vois que la géologie vous passionne également, je vous soumets cet autre site du B.R.G.M., peut-être vous aidera-t-il.
J'ai chargé la page de la Chaslerie.
Il y a bien longtemps que j'aurais dû reprendre une correspondance avec vous afin que vous ne soliloquiez plus.
Bonne soirée, bon courage, vous êtes sur la bonne voie.