Eoliennes

lefigaro.fr
rédigé le mardi 29 août 2017
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Eoliennes
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LE FIGARO DU 28-08-2017
Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes !»

TRIBUNE - Pour le président exécutif d'Europa Nostra*, les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d'un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs.


La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes».

Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s'étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu'assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…).

Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climatosceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques?

L'atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle.

Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime), dont l'abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins…


Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d'être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet.

Et ce n'est qu'un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d'implanter jusqu'à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c'est pour les rendre industriels?

Le préfet des Ardennes vient d'autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims.

Si l'on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d'être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n'auront jamais été clairement exposés et débattus.

À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2.

Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n'ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c'est autrement qu'il faut agir.

En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l'an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l'extrême irrégularité de la production éolienne.


Compte tenu en effet de l'intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l'année, qu'à 24 % de leur puissance.

L'implantation de nouvelles éoliennes, loin d'abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l'intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l'année, qu'à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis).

Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout!

Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d'électricité, dès lors que l'objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d'ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015.

Mais ce qui reste méconnu de l'opinion publique, c'est le coût réel d'un tel choix. L'investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l'exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d'une vingtaine d'années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité.

Si l'on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l'indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d'investissement, un surplus de 93 milliards d'euros (estimation par un groupe d'experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes).

Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l'application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d'inconvénients que l'on connaît, paysagers, sanitaires, financiers.


Au lieu d'affecter des dizaines de milliards d'euros à ces milliers d'éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2.

À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût?

Comme d'habitude, à chaque consommateur final d'électricité, c'est-à-dire chacun d'entre nous, par le biais, d'une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d'électricité et augmente sans cesse, d'autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants.

Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d'ici à 2022.

Il s'agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l'on voudrait décider à partir de maintenant, d'une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022.

C'est ce gigantesque gaspillage aujourd'hui programmé qu'il faut absolument éviter.

Au lieu d'affecter des dizaines de milliards d'euros à ces milliers d'éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l'isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l'exemple de pays d'Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d'autres secteurs d'énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées…

La taxe carbone, aujourd'hui à l'étude, aurait l'avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d'électricité, alors qu'il n'y est plus que de manière résiduelle.

Les prochains mois seront sans doute décisifs.

Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d'avant-garde contre la dégradation du climat?


Désormais il faut choisir, la France n'ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

* La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel.
Hugues HOURDIN
rédigé le mercredi 30 août 2017
Eoliennes
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Chers amis,

Pour la préparation d’une requête au TA de Rouen dirigée contre un projet éolien aux limites de l’Eure et de l’Orne, j’ai fait un point sur la réglementation et la jurisprudence. Je vous communique ce document à toutes fins utiles.

En outre, vous trouverez également un exemplaire de l’étude réalisée par la Ligue de Protection des Oiseaux en juin 2017, qui me paraît intéressante.

Bien à vous,

N.D.L.R. : Merci beaucoup !

N.D.L.R. 2 : Je n'arrive toujours pas à charger les fichiers en ".pdf" sur ce site. Attendons que notre jeune geek favori, à qui je l'ai signalé, fasse le nécessaire.

N.D.L.R. 3 (du 6 septembre 2017) : Merci à notre jeune geek favori d'avoir permis la mise en ligne de fichiers "pdf" sur ce site. Cela m'évitera de devoir les imprimer puis scanner le résultat pour pouvoir mettre en ligne leur contenu. En outre, les visiteurs du site disposeront ainsi d'une meilleure version sur le plan graphique.
Jean-Louis BUTRE
rédigé le mercredi 30 août 2017
Pouvoirs publics, élus locaux - Eoliennes
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En temps que président de la FED j'ai été invité aujourd'hui de 10h à 11h à l'émission de Sud Radio dénommée "Seul Contre Tous", avec au téléphone
Sinikka Gallois, déléguée des "Vieilles Maisons Françaises" de la Manche, déléguée adjointe pour la Normandie.

Le journaliste Jean-Marie Bordry a affirmé "L'éolien, c'est l'avenir!"

Grâce notamment à votre soutien et plus particulièrement ceux de Catherine et de Bernadette, le sondage est passé de 60% de favorables à l'éolien au début de l'émission à 62% contre l'éolien à la fin ....
Mais le combat n'a pas été facile !

Vous pouvez écouter l'intégralité de cette émission sur le site de Sud Radio.

N.D.L.R. : Excellente Sinikka !
Fédération Environnement Durable
rédigé le samedi 9 septembre 2017
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Eoliennes
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ALERTE:
L'éolien participatif dit "citoyen" : la grande arnaque avec la complicité de l'État

Voici 3 nouveaux articles de presse qui résument la situation :

Bonne lecture et informez tous vos proches pour qu'ils ne tombent pas dans le piège !

Éoliennes : "acheter le silence " des gens
8 septembre 2017

Eolien participatif de Béganne ( Bretagne) ..
29 août 2017

Eolien, nous sommes en présence d’une escroquerie…du type Madoff
21 août 2017

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 19 septembre 2017
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Eoliennes
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(Début de citation)

De : Xavier de Thieulloy
Envoyé : mardi 19 septembre 2017 22:20
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : éolienne dans l'Aisne

Cher ami,
Comme suite à notre conversation téléphonique, voici un lien vers un article sur l’éolienne qui a perdu une pale à une douzaine de kilomètres de chez nous.

Cordialement
Xavier de Thieulloy

(Fin de citation)

N.D.L.R. : On n'a pas de mal à imaginer les dégâts que ce bazar peut causer au voisinage. Pour ne rien dire des risques d'incendies de forêt si, par malheur, il y en a une en-dessous !
Halte à la Prolifération Anarchique des Eoliennes
rédigé le dimanche 3 décembre 2017
Eoliennes
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lesechos.fr
rédigé le dimanche 3 décembre 2017
Divers - Botanique, zoologie - Eoliennes
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Pourquoi les chauves-souris ne voient-elles pas les éoliennes ?

Le chiffre a de quoi effrayer : les éoliennes en France (6 000 aujourd'hui) pourraient avoir causé la mort de 1,6 million de chauves-souris sur la période 2002-15, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Si les auteurs de l'étude établissent une prudente fourchette entre... des décès entre 12 000 et 3,3 millions d'animaux, la surmortalité de cette espècedéjà déclinante est reconnue. Les chiroptères, qui chassent au crépuscule et la nuit, ne sont pourtant pas aveugles. Alors quoi ?

Certains incriminent les feux de signalisation placés sur les éoliennes pour prévenir les aéronefs de leur présence, qui attireraient les insectes et donc les pipistrelles et autres noctules communes, ensuite balayées par les pales. Mais il semblerait en fait que ce soit surtout la forte variation de pression provoquée par le passage des pales devant le mât de l'éolienne qui crée un « barotraumatisme ». « Les fragiles capillaires de leurs poumons éclatent lors de cette dépression brutale, explique la Ligue de protection des oiseaux. Le sonar des chiroptères fonctionne par écholocation et détecte très bien les obstacles, mais il reste aveugle aux chutes de pression. »
Fédération Environnement Durable
rédigé le mardi 19 décembre 2017
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Eoliennes
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Paris le 19 décembre 2017

Le Conseil d'Etat confirme l'annulation de l'ensemble des “Schémas Régionaux Eoliens" et condamne l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal

Par son arrêt du 18 décembre 2017 le Conseil d'Etat confirme l'annulation définitive du schéma régional du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) et du Schéma Régional Eolien (SRE) de la région Lorraine et il condamne l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Cette annulation par le Conseil d'Etat entraine l'annulation définitive de l'ensemble des autres Schémas Régionaux Eoliens déjà supprimés par les justices administratives des diverses régions de la France.

Cette sanction a été prononcée principalement pour défaut d’évaluation environnementale préalable en violation du droit européen. Ce défaut d’évaluation environnementale explique que la quasi-totalité du territoire français était par ces schémas déclarée éligible à l’éolien, en dépit du refus des communes et de la fragilité des territoires ruraux.

Cette décision de la haute juridiction de notre pays, révèle au grand jour la politique de déréglementation désastreuse en faveur de l’industrie éolienne, menée à "marche forcée" par les gouvernements successifs de la France et au mépris des avis des citoyens et des lois.

Cette fuite en avant consiste à fermer les yeux sur l'échec de l’industrie du vent.
Celle-ci espère pouvoir avec l'aide de l'Etat s'exonérer des intérêts environnementaux légalement protégés : le cadre de vie et la santé des riverains, la sécurité, les paysages, les monuments historiques, la faune et la flore et plus généralement la biodiversité.

Les objectifs du nouveau ministre de l'Environnement Nicolas Hulot qui a désigné une "nouvelle commission" pour accélérer encore le programme éolien démontrent l'obstination des pouvoirs publics à ne pas vouloir regarder la vérité en face.

Pourtant cette industrie, sous perfusion publique depuis 2001, ne crée pratiquement pas d'emplois, massacre la France, engendre un coût exorbitant pour les consommateurs d'électricité, au mépris du principe de concertation, et sans tenir compte de nombreuses et pertinentes recommandations de certains services de l’État confrontés quotidiennement à la réalité du terrain.

La Fédération Environnement Durable utilisera comme elle l’a fait depuis 9 ans tous les moyens légaux nationaux et européens pour combattre cette erreur stratégique de notre pays.

Contacts presse

J.L. Butré
tel 06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net

Michel Broncard
tel: 06 23 80 71 93
michel.broncard@orange.fr

H. Texier
Tel 06 89 58 70 27
vdcenpb@yahoo.fr

Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net

N.D.L.R. : Très bien !
Don Quichotte
rédigé le mercredi 3 janvier 2018
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Eoliennes
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Certains de nos élus et les éoliennes : Une idée des condamnations pour prise illégale d'intérêt !

Nous n'en sommes qu'au début. Les enquêtes préliminaires en la matière sont souvent assez longues et peuvent durer jusqu'à deux ans. Pour le moment nous connaissons les condamnations des toutes premières plaintes.

A Ally-Mercoeur, le mari de la maire a été condamné pour recel de prise illégale d'intérêt à 4 mois de prison avec sursit et 8.000 euros d'amende, condamnation confirmée en appel.

Dans l'Orne, une élue a été condamnée à 1.000 euros d'amende (11 élus étaient concernés mais les faits étaient prescrits).

A Laramière, 6 élus dont la maire ont été condamnés à des amendes de 3.000 à 1.500 euros d'amende. Le procureur avait requis de la prison avec sursit. Il y a eu également des rappels à la loi.

Dans les mois qui viennent, des élus de Mayenne et de Normandie vont être présentés devant les Tribunaux correctionnels.

Aujourd'hui, il est possible d'estimer qu'un minimum de 50 plaintes a été déposé dans la France entière. Mais les différentes émissions comme celle de France Inter ou le 20 heures de France 2 qui se sont saisies de l'affaire ont certainement suscité de nouvelles plaintes, informant des citoyens de leurs droits face à des élus intéressés. Par ailleurs, outre la prise illégale d'intérêt, des faits de corruption et de faux en écriture ont été parfois dénoncés par les plaignants.

Les promoteurs éoliens et les élus concernés sont donc dans une véritable impasse. Sauf à changer la loi sur la prise illégale d'intérêt, ou à envisager une loi d'amnistie, il est impossible d'empêcher les poursuites des élus délinquants.