Eoliennes

lemonde.fr
rédigé le mardi 31 mai 2016
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Oubliez ERDF, la filiale d’EDF se renomme Enedis !

Ce changement de marque est, selon le président du directoire d'ERDF, « moins un risque qu’une chance » car il intervient à un moment où le secteur de l’électricité se transforme profondément. « 2015 a été l’année d’un bouleversement sans précédent avec le vote de la loi de transition énergétique, la réorganisation territoriale et les nouvelles régions administratives, le succès de la conférence de Paris sur le climat, poursuit-il. Les réponses aux questions climatiques sont entre les mains de la société civile. C’est aux acteurs des territoires de réaliser la transition énergétique. Et quel opérateur y est plus présent que le distributeur d’électricité ? »

ERDF devra assurer le raccordement à son réseau des éoliennes ou des parcs solaires, aider les collectivités locales à développer leurs projets énergétiques, participer au déploiement des 7 millions de points de chargement de véhicules électriques d’ici à 2030 tous raccordés au réseau de distribution… La marque Enedis devra acquérir une notoriété à un moment délicat : dans le cadre du déploiement des 35 millions de compteurs communicants Linky, qui remplaceront les vieux boîtiers d’ici à 2021 pour un investissement de 5 milliards d’euros, les salariés d’Enedis et des sous-traitants vont frapper chez les consommateurs. Et ici ou là, des consommateurs rechignent ou refusent d’ouvrir leur porte.

N.D.L.R. : ???

Jean-Louis BUTRE
rédigé le mardi 31 mai 2016
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Communiqué de Presse de la Fédération Environnement Durable

Paris le 31 mai 2016

Éoliennes: une poignée d'élus décide du massacre légal du patrimoine culturel et paysager de la France.

Les promoteurs éoliens, relayés par les élus du groupe Europe Écologie les Verts et plus particulièrement le député Denis Baupin et la sénatrice Marie Christine Blandin, ont réussi à interdire aux architectes des bâtiments de France la possibilité de contrôler les implantions d' éoliennes qui massacrent le territoire et le patrimoine des Français.

Le 26 mai 2016, dans le cadre de l’examen en seconde lecture du projet de loi dit "CAP" (Création, Architecture et Patrimoine), les sénateurs ont retiré l'amendement(*) qui leur aurait permis de donner un avis sur le bienfondé de la construction d’éoliennes géantes dans un rayon de 10 km autour des monuments historiques.

En écartant la compétence du corps des architectes et urbanistes de l'État, garants d'une partie essentielle de la richesse culturelle de notre pays, ces parlementaires ont manqué à leur devoir de représentation de l'intérêt collectif à long terme, au profit d’intérêts particuliers à court terme. Par cette décision ils ont donc choisi d’abandonner notre patrimoine commun aux promoteurs du vent. Ces élus cèdent la France à des affairistes et des spéculateurs ne poursuivant que la financiarisation avide de leurs intérêts.

La Fédération Environnement durable (FED) remercie les centaines de milliers de citoyens bénévoles qui se sont regroupés pour refuser cette infamie ainsi que tous les élus lucides qui les ont soutenus.

Elle leur demande d’ores et déjà de se mobiliser afin qu’aux prochaines échéances électorales, tous les élus ayant accepté la destruction de notre patrimoine culturel et paysager ne soient plus jamais réélus.

Il appartient dorénavant aux citoyens, face à ce renoncement, d'assurer la sauvegarde du bien commun.

Plus que jamais, la FED est déterminée à lutter à leurs côtés.

(*) Art. 33 bis A au PL Création, Architecture et Patrimoine, pour la protection des monuments historiques.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 23 juin 2016
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Sur un sujet complexe et qui mérite d'être bien compris, voici le document qui vient de m'être transmis par l'un des trois signataires que j'en remercie. Je trouve cette démonstration percutante. Je signale qu'il faut parfois s'accrocher pour la lire, notamment au début du texte. Mais le jeu en vaut la chandelle :

P.S. du 24 juin 2016 à 10 h : Le compteur de ce site témoigne que ce message a été beaucoup lu alors qu'il n'est en ligne que depuis quelques heures. Puisse la bonne parole se répandre "urbi et orbi" !

Hervé TEXIER
rédigé le lundi 27 juin 2016
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Bonjour

Veuillez trouver un article écrit en collaboration avec J.L. Butré sur le scandale des éoliennes en mer
Amitiés

Paris le 27 juin 2016

Eolien offshore français : un scandale d’Etat

Par décision du Ministère de l’Environnement six chantiers éoliens en mer ont été programmés le long des côtes de la Manche et sur la façade atlantique : Le Tréport/Dieppe, Fécamp, Arromanches/Courseulles, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire/La Baule, les îles d’Yeu et Noirmoutier.

Pourtant les quatre débats et enquêtes publiques qui ont déjà eu lieu, ont montré une très large opposition de la population qui s’est interrogée sur les enjeux environnementaux, sur les problèmes de sécurité de navigation maritime, et surtout sur l’avenir de la pêche professionnelle et du tourisme, autant d’arguments pourtant en accord avec les préoccupations avancées par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie, et de la Mer.

Le plus choquant a été l’absence totale d’une analyse économique de ces programmes outrageusement coûteux dans des régions où les principales ressources économiques proviennent du littoral. Combien d'emplois en mer et à terre perdus, pour combien d'emplois gagnés ? Quel sera le montant global en milliards d’euros que l'Etat et les régions devront verser pour réaliser les aménagements portuaires et construire les nouveaux réseaux électriques nécessaires à l'implantation de ces complexes industriels ? Enfin et surtout, quelles en seront les conséquences sur le montant des factures d’électricité des Français ?
En dépit de l’absence d’études économiques, les commissaires enquêteurs ont rendu des avis favorables (en attente à St-Brieuc et Yeu-Noirmoutier) et les autorisations préfectorales tombent les unes après les autres, montrant qu’en réalité ce programme d’Etat avait été « ficelé » à l’avance dans les ministères, que les consultations n’étaient que de façade, s’apparentant en fait à une vaste opération de désinformation et d’enfumage pour tromper élus, citoyens et médias, afin d’obtenir leur adhésion à des projets industriels que les enjeux énergétiques français ne justifient pas. Tout était joué à l’avance, au mépris de la vraie démocratie et au prétexte de produire une énergie propre, non polluante, gratuite. Il était question de développement économique, de soutien à des investisseurs français tels AREVA, ALSTOM, EDF, et surtout de création de dizaines de milliers d’emplois.

Quel est le bilan aujourd’hui ?

De la propreté de cette énergie et de son incidence sur la santé des populations
Energéticiens, experts, scientifiques, tous reconnaissent aujourd’hui que l’électricité intermittente et aléatoire produite par les éoliennes doit être relayée par des centrales thermiques polluantes à charbon, lignite, gaz, et même gaz de schiste dans le futur.
Une publication récente dévoile que la pollution par les particules de carbone causerait 48.000 décès en France. 3000 MW d’éoliennes en mer vont contribuer à augmenter les risques sanitaires pour la population. Sans oublier la dissolution dans les eaux marines des anodes sacrificielles des éoliennes, soit 15 tonnes d’aluminium et de zinc par éolienne, qui vont contaminer aux métaux lourds toute la chaîne alimentaire. Une éolienne du type Adwen contient 430 kg de terres rares.

Des conséquences sur l’environnement marin
L’effet cumulé et transfrontalier des emprises éoliennes et de leurs installations connexes sur les écosystèmes, les ressources halieutiques, les mammifères marins et les oiseaux pendant les périodes de construction, d’exploitation et de post exploitation, n’ont pas été étudiés. Les complexes éoliens en mer vont dresser une barrière industrielle sur plusieurs milliers de km de linéaire côtier. Aucun examen global des nuisances, pollutions et autres perturbations n’a été fait : les études d’impacts environnementaux obligatoires sont réalisées projet par projet, sans prise en compte des projets en amont ou en aval. Aujourd’hui, personne ne peut garantir que l’effet cumulé de ces usines électriques en mer ne sera pas catastrophique pour l’environnement et les hommes.

De la gratuité
Les consommateurs français ayant légitimement cru à une électricité du vent propre et gratuite, ne vont-ils pas se révolter lorsqu’ils apprendront qu’EDF sera dans l’obligation d’acheter sur ordre de l'Etat cette électricité offshore à plus de 22 centimes d’€uro le kWh ? 22 centimes d’€uro signifie qu’EDF la revendra aux particuliers plus de 30 centimes d’€uro le kWh, alors que sur le marché spot, le prix de l’électricité se négocie au jour le jour en dessous de 3 centimes d’€uro le kWh, soit 10 fois moins. Cette manipulation de l’opinion pour dissimuler la réalité du coût de l’éolien en mer, est porteuse de conséquences sociales très graves. Qu’adviendra-t-il des 8 millions de ménages les plus défavorisés dont le nombre augmente jour après jour, quand leur facture d’électricité sera si élevée qu’ils ne pourront plus la payer ?

Des emplois et des usines créés en France
Depuis plus d’une décennie pour imposer ce programme, l’argumentaire des gouvernements successifs relayés, par l’agence de maitrise de l’énergie (ADEME), est basé sur le développement d’une filière industrielle française et sur la création d’emplois : « qu’il permettrait à une ou plusieurs sociétés de notre pays de fabriquer industriellement en France des éoliennes, que ces usines seraient implantées sur le sol de notre pays et qu’elles créeraient des dizaines de milliers d’emplois »
Aujourd’hui le pire scénario s’est produit : les deux sociétés qui devaient relever ce défi, ALSTOM et AREVA, ont fait fiasco : (1) 
ALSTOM, un des plus remarquables fleurons de l’industrie française a été vendu à l’américain General Electric. AREVA a fait faillite dans l’éolien maritime.



Des infrastructures portuaires et annexes pour les usines éoliennes
Qu’en est-il du développement de plateformes portuaires à Cherbourg et au Havre qui devaient accueillir l’implantation d’usines éoliennes ? Aujourd’hui, tous les élus qui ont mis en avant la création de ces usines et des emplois associés pour faire accepter les projets éoliens sur leur territoire, peuvent en effet être inquiets. Tel le président de la région Normandie qui s’interroge à juste titre du respect des engagements pris par le gouvernement en 2012. « Qu’en sera- t-il des rêves normands de création de 10.000 emplois ? ». A quoi servira le lycée à vocation éolienne de Fécamp inauguré par Hervé Morin pour tenter de déjouer la supercherie ? Depuis plus de 15 ans, les industriels de l’énergie du vent, regroupés dans les puissants et omniprésents syndicats France Energie Eolienne (FEE) et Syndicat des Energies Renouvelables (SER), ont promis la lune et pratiqué le chantage à l’emploi, pendant que sur le terrain, les riverains des projets constatent des mensonges perpétuels et les dénoncent sans relâche.

Des nouvelles décisions gouvernementales ubuesques
En dépit de l’opposition maintes fois réaffirmée des économistes, des défenseurs d’une vraie écologie, des marins pêcheurs, de nombreux élus, des associations, et des riverains, Madame la ministre Ségolène Royal maintient son engagement acharné à la réalisation du projet Dieppe / Le Tréport arguant de l’opportunité de faire émerger une filière industrielle en France qui entrainera des retombées économiques pour tout le littoral. Quelle perspective industrielle ? Quelles conséquences économiques au moment où AREVA s’étant retiré de l’éolien cherche désespérément un repreneur étranger pour sa participation dans ADWEN ? Plus surprenant encore, Madame la ministre annonce le lancement d’un troisième appel d’offres éolien en mer, alors que tous les feux sont rouges. La France n’a aucune expérience dans la production d’énergie électrique en mer, AREVA et ALSTOM sont hors course. Ubu roi n’aurait pas fait mieux. La première zone retenue pour ce nouvel appel se situera au large de Dunkerque en concurrence avec 18 autres. Il en reste ainsi 17 à pourvoir entre Dunkerque et Bayonne d’une part, et le pourtour méditerranéen d’autre part. Quatre seraient déjà en première ligne. Pour gruger des élus il est impossible de faire mieux.

Au moment où de nombreux pays suppriment les subventions aux énergies renouvelables (éolien, solaire), où les critiques de la transition énergétique se multiplient, tant en Allemagne qu’au Danemark ou au Royaume-Uni, le Président de la République François Hollande et le gouvernement du Premier ministre Manuel Valls, ferment les yeux, et continuent à développer aveuglément l’éolien en mer, gouffre financier pour le consommateur français, investissement rentable pour les exploitants allemand, espagnol et américain qui ne créeront pratiquement aucun emploi sur le sol français.

Après avoir programmé le massacre de la France par 20 000 éoliennes terrestres géantes importées d’Allemagne et du Danemark, nos dirigeants ont désormais décidé de saccager un littoral jusqu’ici préservé, au mépris de l’économie locale et de la protection indispensable de l’océan. La pêche professionnelle, le tourisme balnéaire, la plaisance, la biodiversité, sont ignorés. Le charme vivant, pittoresque, ressourçant, des rivages, des plages, des ports, des falaises, des dunes, des côtes rocheuses, des grands horizons marins, va être irrémédiablement détruit par des barrières de structures métalliques surdimensionnées et polluantes et sans âme. L'espace marin libre va être privatisé. La démocratie est niée. Quand les Français prendront conscience que le pouvoir politique s’est joué de leur confiance, l’équilibre social sera rompu et les citoyens ne lui pardonneront pas que l’argent prélevé sur leurs factures d’électricité ait servi à faire tourner des usines et des emplois hors de France. Le gouvernement n’en est pas à son premier diktat. Il s’agit ici d’un véritable « 49.3 » maritime.

Hervé Texier
Président Belle Normandie Environnement
Vice-président FED

Jean-Louis Butré
Président FED


(1) Fiasco des industriels français de l’éolien offshore 

- ALSTOM avec l’accord du gouvernement a été vendu à l’américain General Electric. Un nouveau pan entier de l’industrie française est passé sous contrôle étranger.
- AREVA s’est lancé dans l’éolien en abandonnant son core busines et on peut se demander pourquoi. Ce groupe fleuron français de l’industrie nucléaire s’est lancé dans l’éolien. Cette décision prise par son ex présidente Anne Lauvergeon était aussi incompréhensible que si l’on avait demandé aux céréaliers de cultiver des tomates.
Le scandale éolien AREVA a commencé dès 2007 quand le groupe a repris 51% du fabricant d’éoliennes allemand Multibrid, avant d’en acheter la totalité sous le nom de WIND AREVA. Avec GDF-Suez, AREVA s’est positionné en 2011 sur les sites du Tréport, Fécamp et Courseulles. Durant cette même période, AREVA et ALSTOM s’affrontaient sur les sites de St-Brieux et St-Nazaire.
AREVA s’était par la suite associé en 2014 à Gamesa dans l’entreprise ADWEN pour mettre au point un prototype éolien de 8 MW destiné aux projets du Tréport, de St-Brieuc, de Yeu-Noirmoutier.
Aujourd’hui, les deux associés du nouveau leader mondial des turbines éoliennes, l’allemand Siemens et l’espagnol Gamesa vont probablement se partager les restes d’AREVA (ce que la Fédération Environnement Durable avait d’ailleurs prédit). Dans ce consortium, Siemens détient les activités d’éolien maritime en Allemagne et au Danemark. Ses capacités industrielles sont gigantesques et suffisantes pour fabriquer et exporter toutes les éoliennes susceptibles d’être implantées le long du littoral français sans se doter de nouveaux sites de production dans notre pays.
Le groupe AREVA a pratiquement fait faillite et a été repris par EDF.
Une période noire se profile, car l’avenir d’EDF est lui-même en cause et des suppressions d’emplois massives sont probables. L’énergéticien français a perdu 50% de son capital et vient d’être exclu du CAC 40. La FED a publié le 17 juin 2016 un article dans le journal Capital « Les énergies renouvelables conduisent EDF à faire faillite » (2) Une des principales conclusions montre que les énergies renouvelables ont détourné EDF de ses activités majeures et que ce fleuron mondial de l’énergie va suivre le même chemin que celui d’AREVA. On peut s’étonner qu’en moins de 3 ans le géant français EDF se soit effondré en bourse sans que l’Etat actionnaire majoritaire n’intervienne. En fait, les derniers gouvernements français ont toujours privilégié pour des raisons électoralistes, les divagations énergétiques de partis écologistes incompétents pour conduire la stratégie énergétique de la France, l’orientant massivement vers les énergies dites renouvelables en sacrifiant l’intérêt général à une somme d’intérêts privés.
Concernant les projets maritimes, la filiale EDF Energies Nouvelles (EDF EN) de son côté est maintenant séparée de son partenaire danois, Dong Energy un des leaders mondial de l’éolien maritime. Cet évènement n’est pas anodin et ne préjuge rien de bon des problèmes tenus secrets. EDF EN a annoncé dans le même temps un nouveau « partenariat à 50% » avec le canadien Enbridge, pourtant inexpérimenté en matière d’éolien offshore. L’accord franco-canadien porte sur le développement, la construction et l’exploitation d’éoliennes offshore précise Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF EN tout en rappelant que la France est très en retard sur l’Allemagne, le Danemark, le Royaume-Uni qu’il s’agisse de construire ou d’exploiter les éoliennes en mer. Ces changements de caps précipités et incompréhensibles sont inquiétants pour l’industrie fr

Hervé Texier
BNE / FED
06 89 58 70 27
h.texier@environnementdurable.net

N.D.L.R. : Deux remarques :
- dans le titre de l'article, je parlerais plutôt d'"un scandale d'Etat de plus" ;
- à la dernière ligne de l'article, je ne critiquerais pas "l'article 49.3" qui est un moyen constitutionnel régulier à la disposition du gouvernement pour lui permettre de faire son job.

Alain de TONNAC
rédigé le jeudi 30 juin 2016
Divers - Economie - Eoliennes
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Ci-joint pour info le compte rendu de la présentation faite au GR21 il y a 15 jours sur le stockage de l'énergie :

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La Demeure du Chaos
rédigé le mardi 12 juillet 2016
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Inde : 50 millions d'arbres plantés en une seule journée

La population de l'état du Uttar Pradesh au nord de l'Inde a battu hier un record du monde extraordinaire : 50 millions d'arbres plantés en 24 heures.

L’Uttar Pradesh, l’Etat le plus peuplé de l’Inde, a battu hier, lundi 11 juillet 2016, un record du monde insolite et utile. En 24 heures, plus de 800 000 mille habitants ont planté 50 millions d’arbres.

Akhilesh Yadav, le ministre en chef de cet Etat du nord de l’Inde, a déclaré ceci pendant l’inauguration de cette opération à Kanpur :

« Nous avons tous pris cet engagement pour que nos prochaines générations héritent d’un environnement sain et de qualité. Tant que le peuple ne participait pas à la campagne, cet engagement ne pouvait pas être rempli. »

« Alors que les débats vont bon train dans le monde entier pour sauver la planète et la nature, notre parti politique (Samajwadi Party) a fait un pas de plus dans cette direction. Je crois que le gouvernement réussira cette mission. Nous planterons 50 millions d’arbres. »

Dans la seule ville de Kanpur, 610 000 arbres ont été plantés. Le record du monde a été battu, Akhilesh Yadav l’a lui-même annoncé sur Twitter. Le précédent appartenait au Pakistan depuis 2013 avec 847 275 arbres plantés en 24 heures.

Le gouvernement indien a débloqué des fonds importants (plus de 6,2 milliards de dollars) pour planter des arbres dans les 29 états du pays. L’objectif, en accord avec la COP21, est de couvrir 95 millions d’hectares d’ici 2030.

La population de l’Uttar Pradesh en plantant 50 millions de jeunes arbres en une seule journée a frappé fort et a montré l’exemple au reste du pays, on pourrait dire aussi, au reste du monde.

La Demeure du Chaos - The Abode of Chaos
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N.D.L.R. : C'est quand même autre chose que les moulins à vent !

La Propriété Privée Rurale
rédigé le mercredi 13 juillet 2016
Eoliennes
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lesechos.fr
rédigé le vendredi 15 juillet 2016
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Energies renouvelables : un gaspillage à 50 milliards d'euros

Le plan du gouvernement pour développer le photovoltaïque et les éoliennes est inutile sur le plan environnemental et coûteux. Il revient à substituer à une production d'électricité déjà assurée par le nucléaire le même volume émanant d'installations non existantes. Soit 53 milliards d'engagements pour 6 milliards d'économies.

Le plan gouvernemental d'électricité solaire et éolienne pour les cinq ans à venir apparaît donc comme un gaspillage d'un peu moins de 50 milliards d'euros. Ne pas engager ces investissements permettrait de produire exactement la même quantité d'électricité en 2023, et d'économiser cette dépense. La facture sera finalement payée par les consommateurs d'électricité ou par les contribuables. Le plan gouvernemental s'analyse comme une augmentation d'impôt de près de 10 milliards par an. En pis, en bien pis, car l'argent de nos impôts est (généralement) dépensé en créant de l'utilité, ce qui n'est pas le cas ici. Il offre un exemple caricatural de la façon dont nos décideurs décident : comme on aime, sans compter. La politique a ses raisons que la raison ne connaît point.

Rémy Prud'homme
Professeur des universités.