Economie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 16 juillet 2011
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Diable, voici bien un discours de combat !

Je suis clairement sceptique sur le "contrat de génération", qui me paraît une nouvelle usine à gaz, au moins dans l'immédiat. En pratique, ce n'est pas comme cela que les choses se passent. Un employé vous quitte, à vous employeur de vous débrouiller pour lui trouver un successeur, le reste est littérature.

L'idée de rétablir l'équilibre budgétaire dès 2013 est très courageuse. On ne pourra pas dire que ce candidat a un discours de démagogue. Mais, comme disent les anglo-saxons, "le diable est dans les détails". Donc attendons la suite. Je crains cependant que la bulle de la dette américaine éclate, avec de très graves conséquences, sans attendre les échéances électorales françaises. Plus que de l'affirmation de grands principes, c'est alors d'une expérience du pilotage à vue que nous pourrions avoir le plus besoin.

P.S. : Selon lefigaro.fr, l'objectif de ce candidat n'est pas de rééquilibrer les comptes en 2013, mais de ramener le déficit à 3 % du P.I.B. dès 2013. Ce n'est pas du tout la même chose. Autrement dit, on n'a pas fini de lire n'importe quoi...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 3 août 2011
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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"Ces choses-là sont rudes. / Il faut pour les comprendre avoir fait ses études."

Je me redis ces vers en réécoutant l'excellente émission de Philippe MEYER diffusée dimanche dernier.

Je me les redis également en étudiant un important point de vue de M. VAN ROMPUY paru dans "Le Monde" hier soir.

Dans ce texte, M. VAN ROMPUY parle de "l'impasse" dans laquelle se trouvent les Etats-Unis. Difficile en effet de ne pas partager ce constat. La société de consommation à tout crin et le crédit à tire-larigot nous mènent dans le mur. Il serait temps de trouver (de retrouver ?) d'autres valeurs.

Travaillons-y !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 7 août 2011
Divers - Economie
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Un important graphique pour comprendre qui détient la dette de qui ; plus précisément, de quelle nationalité sont les banques qui détiennent la dette publique de qui. Pour l'utiliser, il faut survoler les cercles rouges pour avoir les montants en cause, cliquer sur ces cercles pour observer les flux (et, le cas échéant, pour tâcher d'y voir plus clair, cocher l'une ou l'autre des cases de la légende).

Ce premier graphique mérite d'être complété par un second diagramme, relatif à la taille des dettes publiques par rapport au P.I.B.

En clair, le premier graphique illustre l'internationalisation des dettes publiques (de l'ordre de 1 000 Mds $ pour les Etats-Unis) et le second leur taille totale (14 fois plus pour les Etats-Unis).

A titre d'exemple, le Japon a une dette publique très élevée (229 % du P.I.B.) mais elle est très majoritairement (90,5 %) entre des mains japonaises. La dette publique américaine représente 100 % de leur P.I.B. mais la moitié en dépend de l'étranger, notamment, pour ce qui concerne la dette détenue par les banques, de la Chine directement. Pour la France, la dette publique est de 87 % du P.I.B., détenue à 68 % par l'étranger et très peu, directement, par la Chine.

P.S. : Je m'aperçois que les informations ainsi publiées ne sont pas carrées. Quoi qu'il en soit, retenons les ordres de grandeur, utiles pour tâcher de comprendre ce qui est en train de se passer de catastrophique dans les marchés.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 7 décembre 2011
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Sur "lesechos.fr", on nous explique ce matin que "l'encours des emprunts toxiques aux collectivités locales est estimé à 35 milliards d'euros".

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que, comme d'habitude, les responsables de cette capilotade, élus aussi bien que banquiers, échapperont à toute sanction et que, comme d'habitude encore, ce sont les contribuables qui paieront l'essentiel de la note.

Au moins, n'ayons pas de doute, tout cela n'aura pas été perdu pour tout le monde. Comme d'habitude aussi...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 8 décembre 2011
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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L'heure est historique : en dépit de l'exemplarité du Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale, je suis d'avis que le moment est venu de couper les amarres avec la "City", je veux dire de donner un coup de barre en faveur d'une régulation européenne du système financier moins libérale, veillant en particulier à limiter les attitudes "pro-cycliques", ce poison mécanique.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 1 mars 2012
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Social
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Mon camarade de promotion à l'E.N.A. Frédéric THIRIEZ s'insurge contre la taxation des rémunérations exorbitantes des footballeurs. Il faut dire que cet ancien proche de Gaston DEFFERRE est aujourd'hui président de la ligue de football professionnel où il négocie, de main de maître, les droits audiovisuels.

Quant à moi, du fin fond de mon bocage, je ne verrais rien d'anormal à ce que les excès manifestes et les tendances les plus abrutissantes du sport-spectacle soient enfin corrigés.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 1 avril 2012
Divers - Archives, histoire - Economie - Agriculture
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En écrivant "Mes points sur les i", Michel ROCARD s'est donné comme objectif de "conjurer la vacuité des débats électoraux" en fournissant aux citoyens "les matériaux nécessaires à la compréhension des enjeux (afin de) construire une vision claire et cohérente du temps long. Le temps court n'offre jamais que l'agitation de personnalités et d'ambitions (...). (Il) est crucial de pouvoir rappeler faits et données essentielles. Or tout cela est tout à fait possible à condition de le vouloir vraiment et donc d'y mettre une énergie considérable."

Une telle démarche est originale, en effet, et j'observe qu'elle ressemble à maints égards à celle des restaurateurs de vieilles pierres.

En pages 61 et 62 de son livre, l'auteur procède à une comparaison que je n'avais encore jamais lue et qui me semble particulièrement pertinente. Je cite le paragraphe "in extenso" : "Un seul produit est d'une telle importance pour l'humanité qu'on trouve partout sa trace. Il s'agit du blé. Comme on connaît les variations de son prix à travers les âges, on peut comparer les époques grâce à lui. On peut ainsi savoir que, à la fin du XVIIIè siècle, les sujets du roi de France vivaient environ trois fois mieux que les citoyens de l'Empire romain et deux fois mieux que les hommes de la Renaissance. Selon cette échelle de comparaison, nous vivons, nous générations actuelles vivant dans les pays développés d'Europe, d'Amérique du Nord et du Japon, en moyenne cent quarante à cent cinquante fois mieux que nos arrière-arrière-arrière-grands-parents."