Divers

Jean-Pierre ARBON
rédigé le mardi 19 mars 2013
Divers
0
Il y a une manie du "toujours plus" dont nous n'arrivons pas à nous affranchir. On dirait que nos cerveaux d'occidentaux ne savent pas traiter d'autre information que la quantité. Même la qualité s'exprime en termes de plus: plus de pixels pour une image, plus d'équipements pour une voiture, plus de goût dans nos assiettes, plus de bleu dans le ciel. Quand nous cherchons à vivre mieux, nous voulons plus de mieux. Nous sommes drogués à l'intensité.

Et si nous disons le contraire, nous pensons encore la même chose. "Less is more" est la formule révélatrice des partisans du détachement.

[Image introuvable]

Hélène LEROY
rédigé le mercredi 20 mars 2013
Divers - Agriculture
0
Comme ses ancêtres avant lui, Dumitru Stanciu fait paître ses moutons sur les pentes des Carpates, sous la menace des ours et des loups, exposé au vent, au soleil, à la neige. Le berger et sa femme Maria effectuent chaque jour les mêmes tâches, inlassablement : traire les bêtes, les soigner, les surveiller, préparer le fromage. S'inspirant de cette cadence lente, le documentaire progresse au rythme des saisons, s'imprègne de la poésie des mythes séculaires. Ses images en noir et blanc restituent la splendeur sauvage des chaînes montagneuses et confèrent une dimension atemporelle à cette vie simple, à l'écart du monde. Dans son film, Titus Faschina dépeint également une civilisation qui se meurt : les jeunes générations partent travailler en ville, les bergers voisins quittent leurs alpages, les cabanes de bois et de pierre tombent en ruines.

(Tout près du ciel. Allemagne, Roumanie, 2010, 93mn)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 20 mars 2013
Divers - Economie
0
Un de mes correspondants - qui désire garder l'anonymat - a été inspiré par le poème de Dominique LEMAIRE sur la rigueur. Voici ce qu'il m'écrit :

(début de citation)

Pour ma part, si je devais aller au-delà de la sémantique, quel est sur le fond mon avis - qui n'importe guère - ? Je dirais qu'aujourd'hui, les institutions internationales, le FMI, l'OCDE, traditionnellement les plus portées à la rigueur (augmentation des impôts, réduction des dépenses publiques), ne semblent pas loin de supplier l'Europe de desserrer la vis, car on risque la catastrophe. Exemple: la politique punitive suivie avec la Grèce, qui ne cesse de s'enfoncer, et la politique suivie avec plusieurs autres pays membres de la zone euro.
Nombre d'économistes de renom, prix Nobel et autres, expriment cette crainte. Leurs adversaires les traitent de "keynésiens", comme si c'était un synonyme de "ringards". On préférerait des arguments.
Quant aux "marchés", ils sont déboussolés. Quand un pays fait mine d'assouplir les contraintes, il est sanctionné par eux, mais quand il fait mine de les durcir, il est sanctionné aussi, car les marchés craignent alors les conséquences récessives du durcissement (réduction de l'activité, chômage). S'agissant de la France, on a vu qu'ils étaient disposés à lui prêter à des taux faibles, voire même négatifs. On se dit que ça ne peut pas durer. En attendant, ils continuent à prêter à des conditions incroyablement basses. On nous a expliqué que même si la situation française n'est pas bonne, les marchés ont conscience qu'elle est encore moins mauvaise que la situation de la plupart des autres pays.

Le plus grave, à mon avis, c'est d'une part la dépendance qui nous ligote de plus en plus de partout, et c'est d'autre part la peur que l'on fait aux gens, qui n'ont plus confiance. Confiance et crédit, c'est à peu près le même mot. On leur fait craindre l'avenir, à coup d'annonces catastrophistes répétées. Par exemple, depuis 20 ans, on ne cesse de faire peur avec les retraites, et régulièrement on en rajoute une couche. N'est-ce pas déraisonnable? La peur bloque la machine encore plus sûrement que tout le reste. "Oderint dum metuant", disait un empereur romain: qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent. En détournant la citation, on pourrait dire: "qu'ils haïssent, pourvu qu'ils craignent".

(fin de citation)

N.D.L.R. : Je sais que Domino consulte notre site favori de temps à autre. J'imagine que je n'ai pas besoin de lui retransmettre ce point de vue, auquel je souscris pour partie, afin qu'il en fasse son miel.

Dominique LEMAIRE
rédigé le mercredi 20 mars 2013
Divers
0
Vent et neige (mi-mars 2013) :

Au mois de mars quand l’hiver s’exténue
Dans un sursaut d’ultime décadence
Le vent voulait poursuivre ses cadences
Parler plus fort à la blanche ingénue
La neige neuve et qui tombait des nues
Pour lui vanter les charmes de la danse

Dernière neige et candide et chenue
Qu’il invitait à l’ampleur l’abondance
Il a quitté le ton des confidences
Lui a soufflé des mots moins retenus
Presque au printemps donc presque saugrenus
Pour lui vanter les charmes de la danse

Dans l’envolée de flocons soutenus
Tourbillonnante elle est tombée plus dense
Couvrant la route ignorant les prudences
A fait glisser dans cette blancheur nue
Le conducteur hors des trajets connus
Pour lui vanter les charmes de la danse

***

Alors que, pour Météo France, la période d’hiver est celle des mois de décembre, janvier et février, il s’est produit notamment en France du 11 au 16 mars 2013 (la source des chiffres mentionnés est « la chaîne météo » sur internet) une vague de froid intense et tardif, avec de fortes chutes de neige et un vent parfois violent.

Les températures minimales exceptionnellement basses (jusqu’à moins 10-moins 15° C dans le nord mardi 12 et mercredi matin 13 mars, constituant pour Lille et Beauvais des records de froid pour un mois de mars) et les températures maximales très basses l’après-midi (sans dégel deux jours d’affilée au nord de la Seine lundi et mardi) montrent l’intensité de ce froid par ailleurs très humide qui s’est accompagné de neige (de 10 à 30 cm en moyenne) avec un vent qui a façonné dans le paysage des congères en Picardie et de plus de deux mètres de haut par endroits en Normandie. D’où les énormes difficultés qui en ont résulté (trafic ferroviaire interrompu, y compris entre Paris et Londres, routes et voiture ensevelies)…

Le développement d’éclaircies dans les nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi a fait plonger le thermomètre à un niveau très bas pour la saison, la couche de neige au sol et l’absence de nuages ayant accentué le phénomène.

Avec des températures maximales qui sont restées négatives pendant deux jours à Lille, Beauvais, Amiens, Rouen, Abbeville et Caen, les journées de lundi et mardi sont historiques: il s’agit des journées sans dégel les plus tardives dans la saison jamais enregistrées pour les villes citées. A Paris, une record de froid vieux de 141 ans a été enregistré avec moins 1,6° C mardi, journée de mars la plus froide depuis au moins 1872…

Cette situation s’explique par une masse d’air d’origine sibérienne étirée de la Russie à la France, et qui s’est trouvée confrontée à une descente d’air polaire maritime de la Scandinavie vers les Îles Britanniques jusqu’en France. Le conflit entre ces masses d’air d’origines différentes, continentale pour l’une et polaire humide pour l’autre, a engendré des chutes de neige exceptionnelles sur les régions du nord… Paris s’est trouvé sous la neige au cours de cette semaine, comme déjà au début de l’année 2013.

Le vent d’Est, d’origine sibérienne, a accentué le ressenti glacial, encore aggravé par l’absence de soleil. Avec moins 1° C à Cherbourg lundi et un vent soufflant à 90 km/h, le ressenti était proche de moins 10, voire moins 15… Situation identique à Dieppe, Saint-Brieuc, Lannion…

Après une journée de mercredi très froide dans le sud-ouest (sans dégel à Pau et Tarbes) et seulement + 1,2°C à Toulouse sous la neige, jeudi et vendredi après-midi, les régions méditerranéennes ont été confrontées à leur tour à cet air très froid dans une tempête de mistral et de tramontane: à Marignane, une rafale a été mesurée à plus de 128 km/h pour une température de 6°C, le ressenti étant de moins 15, sous le soleil…
Vendredi après-midi, de fortes averses de neige et de grêle ont frappé l’agglomération d’Ajaccio. Et quelques flocons étaient visibles du côté de Cannes, et de Nice…

Ultime assaut de ce froid qui a mis une semaine à descendre des côtes de la Manche au rivage méditerranéen, après une nuit de vendredi à samedi très froide entre Montpellier (moins 2°C), Salon-de-Provence (moins 6°C), Bormes-les-Mimosas (moins 4°C) ainsi qu’à Fréjus, Cassis et Cannes (0°C), on a signalé de très nombreuses gelées jusqu’en zone littorale à l’aube…

Par le passé, sans atteindre l’ampleur de cette année, d’autres vagues de froid se sont produites en mars: 1955, 1962, 1975, 1985 (4 jours sans dégel à Amiens du 1er au 4 mars), 1986, 2005, 2006, 2010 (50 cm de neige à Perpignan le 8 mars 2010).
Mais il faut aussi se souvenir de mars 2012, mois exceptionnellement doux et très ensoleillé avec 5 jours consécutifs sans un seul nuage dans le ciel du pays, si exceptionnel que pour certaines villes du nord de la France, il s’est agi du mois le plus ensoleillé de l’année…

N.D.L.R. : Domino, me trompé-je en sentant poindre chez toi un désir de t'exprimer également sous d'autres formes que tes chers sonnets ?

François PERIER
rédigé le vendredi 22 mars 2013
Divers - Archives, histoire
0
Quel beau documentaire sur la naissance d'une civilisation ! Il faut voir les 4 documents pour bien comprendre la volonté politique qui a présidé à ce texte connu qu'est la bible !

N.D.L.R. : Voici les épisodes 2, 3 et 4.

Jean-Pierre ARBON
rédigé le samedi 23 mars 2013
Divers
0

[Image introuvable]

Nous sommes plusieurs à avoir songé à La Fontaine en apprenant qu'un rat avait, en début de semaine, fait sauter l'électricité de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, empêchant ainsi le refroidissement du combustible radioactif d'un établissement déjà fort mal en point.

D'après l'AFP, on pense que « le rat, conducteur, aurait pu faire jonction entre deux connexions électriques et faire disjoncter les équipements. » Ah ! Comment peut-on, quand l'histoire est si belle, manquer à ce point de bonheur dans l'expression ? Si le rédacteur avait eu le style du fabuliste, voici comment il nous aurait conté l'affaire : « Dans un vieux réacteur nippon / Un rat surgit de Terre assez à l'étourdie », eût-il écrit en guise d'introduction, avant de décrire l'animal aménageant son nouvel ermitage, à coups de griffes et d'incisives, afin d'y subsister à son aise, pour en arriver à l'accident fatal: « Sire Rat mordillait, et fit tant par ses dents / Qu'un vieux câble rongé disjoncta tout l'ouvrage ».

Hélas, jamais un La Fontaine n'embrassa la carrière de grand reporter.

Jean-Louis BUTRE
rédigé le lundi 25 mars 2013
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Eoliennes
0
Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable
Paris le 27 mars 2013
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE "UN GOUFFRE FINANCIER" METTANT EN PÉRIL DES CENTAINES DE MILLIERS D'EMPLOIS

Mme Delphine Batho Ministre de l'Écologie soutenue par le parti EELV les verts sous couvert de « Transition Énergétique » et de "Loi Brottes" s'engage dans une politique contraignant la France à importer 11.000 éoliennes terrestres en provenance d'Allemagne, du Danemark et de Chine, pour un montant de l'ordre de 33 milliards d'euros soit l' équivalent de 430 Airbus A320 (*1), pratiquement le double du montant du contrat historique que vient d'annoncer le Gouvernement.

Dans le contexte de crise mondiale ou la recherche de la compétitivité est une donnée vitale, produire de l'électricité, en copiant le modèle allemand est une erreur pour l'économie française et pour l'emploi.
L'Allemagne a déjà des prix de l 'électricité du double par rapport à la France (*2) et elle voit littéralement la facture de ses consommateurs s'envoler. C'est dû au développement des énergies renouvelables, et en particulier des éoliennes non compétitives (*3), aléatoires (*4) et subventionnées. Les principaux énergéticiens Allemands prévoient des réductions massives d'emplois dans le secteur de l'énergie électrique.

En copiant la « Transition Énergétique Allemande» Mme Delphine Batho met en péril la compétitivité du tissu industriel français en « plombant » les factures d'électricité des sociétés.
Elle porte une atteinte insupportable au pouvoir d'achat de 26 millions de foyers dont plus de 4 millions sont en situation énergétique précaire et qui n'accepteront pas de voir leurs factures doubler alors que leurs ressources sont amputées quotidiennement.

La FED demande une suspension immédiate du programme éolien français terrestre (*5) et un audit complet de cette filière notamment des circuits financiers qu'elle utilise dont le seul objectif est de faire du profit sans risque avec la garantie de l'État français au détriment de la collectivité.

Jean-Louis Butré
tel: 06 80 99 38 08
Michel Broncard
tel:06 23 80 71 93
contact@environnementdurable.net

Annexes
(1) - exportation de 234 Airbus A320 soit 18 milliards d'euros
- Importation de 11.000 éoliennes terrestres soit 33 milliards d'euros
(2) En 2013 le prix de l'électricité Allemande est de 27 centimes le KWh soit déjà le double de celui de la France qui se situe à 13 centimes d'euro le KWh. L'Allemagne vient d'annoncer une hausse de ses tarifs pouvant atteindre 50% en 2014
(3) L'Allemagne rattrapée par le défi de la transition énergétique
les échos du 14 mars 2013.
Les groupes d'énergie traversent une crise sans précédent outre-Rhin.
..... la transition énergétique se heurte à des difficultés majeures : explosion de la facture, développement hésitant des réseaux et, surtout, marginalisation des énergies conventionnelles au profit des renouvelables. Les conséquences sont majeures. Confrontées à des surcapacités, aggravées par une demande en berne, même les centrales à gaz les plus modernes ne sont plus rentables. Vendredi, le suédois Vattenfall a dû annoncer la suppression de 1.500 postes, soit un dixième de ses effectifs allemands. Avec E.ON, RWE et EnBW, cela porte à près de 25.000 le nombre de suppressions d'emplois en Allemagne depuis la décision du gouvernement.
Le modèle énergétique allemand est en train d'être complètement renversé, écrit le Boston Consulting Group dans une étude sur l'Allemagne à paraître ce matin. Le résultat final pourrait être une industrie à peine reconnaissable par rapport à aujourd'hui.....
(4) Tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité, des sources aléatoires comme l'éolien et le photovoltaïque poseront des problèmes insolubles à ceux qui les auront implantées. L'électricité est une énergie non stockable actuellement et la transition vers les énergies renouvelables est une démarche ruineuse car il est impossible scientifiquement de remplacer des sources permanentes et fiables par des productions intermittentes.
(5) L'éolien en France ne vit depuis sa création que par la captation de subventions publiques, de tarifs préférentiels, de défiscalisations et d'autres mesures de protections administratives. La poursuite du programme dans le cadre de la transition énergétique conduit à l'augmentation de plus de 50% du prix de l'électricité des ménages alors que quatre millions d'entre eux sont déjà en situation énergétique précaires que la France est au bord de la récession. Cette filière oblige à un triple investissement : la construction des éoliennes, la construction des centrales à gaz ou à charbon qui sécurisent leur production lorsqu'il n'y pas de vent et des milliers de km de nouvelles ligne à haute tension dont le montant est évalué par RTE à plus de 39 milliards d'euros. Depuis 2002 La France a déjà importé 4200 éoliennes principalement du Danemark et d'Allemagne pour un montant dépassant 10 milliards d'euros.
En 2013 les éoliennes n'ont produit que 2% de l'électricité fabriquée par la France.

Fédération Environnement Durable - 3 rue des Eaux - 75016 tel:06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net

N.D.L.R. : 27 mars ? Notre site favori a donc 48 heures d'avance sur l'actualité la plus chaude. Mazette, quel site !

Jean-Louis BUTRE
rédigé le jeudi 28 mars 2013
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Eoliennes
0
Éolien : la panne !

Le 27 mars 2013 à 15h , 4 200 éoliennes terrestres implantées sur la France ont produit 0,5% de l'électricité.
A cet instant il aurait fallu 840 000 éoliennes pour assurer 100% de la production nationale.
L'investissement aurait été de 2 000 milliards d'euros, soit 7 fois le budget de l'État.

Contact
Jean-Louis Butré
tel: 06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net

Informations

(1) Chiffres du Réseau de transport de l'électricité (RTE): Production par filière
Production 27 mars à 15h
Total : 68.158 MW
Éolien : 392 MW

(2) Les 4 200 aérogénérateurs actuels ont été importés d'Allemagne et du Danemark pour un montant global de 10 milliards d'euros, le coût moyen d'une éolienne de 2.5 MW est voisin de 2,5 millions d'euros.

(3) Les recettes du budget général de l'État en 2013 sont de 291 milliards d'euros.

(4) Les 840 000 éoliennes plantées tous les 500 mètres correspondraient à une ligne de 420 000 km soit plus de 10 fois le tour de la terre

Fédération Environnement Durable - 3 rue des Eaux - 75016 tel:06 80 99 38 08