Botanique, zoologie

Hélène LEROY-PEETERS
rédigé le samedi 28 juillet 2012
Divers - Botanique, zoologie
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C'est celle-là !

N.D.L.R. : S'il s'agit bien d'"Austropotamobius pallipes", alors la Chaslerie devrait être classée parmi les "Sites d'Intérêt Communautaire" dans le cadre du zonage dit "Natura 2000", au même titre que ses voisins, le SIC "Bassin de l'Andainette" et le SIC "Landes du Tertre Bizet et Fosse Arthour" (je vous rassure, toute cette science me vient d'un document que j'ai pu télécharger, et que j'avais feuilleté lors de la récente enquête publique relative au projet de déviation routière de Domfront).

C'est certain, les abords immédiats de la Chaslerie méritent d'être beaucoup mieux protégés contre les agressions à leur écosystème, il va falloir s'en préoccuper...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 15 août 2012
Divers - Botanique, zoologie - Eoliennes - Liens divers, documentation
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Le 24 juillet dernier, j'avais montré ici la petite chauve-souris que j'avais trouvée agrippée à la première marche de l'escalier du logis.

De même, j'ai photographié ce matin une chauve-souris que j'ai trouvée morte (et un peu desséchée) au 1er étage du logis, sur un entrevous de la pièce dévastée. La voici à côté de la souris de mon ordi qui donne l'échelle :

15 août 2012, une chauve-souris à identifier.

Qui saurait me dire de quelles espèces il s'agit là ?

Je précise qu'il paraît important de préciser quels chiroptères on trouve à la Chaslerie, car ces petites bêtes protégées cohabitent mal avec les éoliennes (comme l'explicite le "Schéma régional éolien", notamment en ses pages 75 et 76, document que nous étudierons demain en assemblée générale de l'association de la Chaslerie)...

P.S. : Selon moi, la seconde chauve-souris est un oreillard roux (Plecotus auritus).

Quant à la première, j'en redonne la photo, très agrandie (de mémoire, elle est deux fois plus petite, donc huit fois moins volumineuse que la souris de mon ordi). Manifestement, il ne s'agit pas d'un oreillard :

24 juillet 2012, l'autre espèce à identifier.

Peut-être une noctule de Leisler (Nyctalus leisleri) ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 20 août 2012
Divers - Pouvoirs publics, élus locaux - Botanique, zoologie - Eoliennes - Liens divers, documentation
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L'ordre du jour de notre récente A.G. prévoyait l'examen des mesures à prendre aux abords immédiats de la Chaslerie pour la protection d’espèces sensibles, notamment les écrevisses à pieds blancs. Ce fut surtout l'occasion d'évoquer les différentes réglementations d'ordre environnemental applicables dans les parages. J'ai introduit le sujet en me basant sur le rapport de 141 pages établi en janvier 2012 par l'A.E.P.E. et que j'ai consulté à l'occasion de la récente enquête publique sur la déviation Sud de Domfront. La question paraît complexe et je vais tâcher d'être clair dans mes explications.

1 - La Chaslerie est proche ou fait partie d'"espaces naturels protégés" :

1.1 - Des directives européennes ont établi un réseau européen de "sites Natura 2000" concentrant l'essentiel du patrimoine naturel. Deux types de sites ont été créés en fonction de la nature du patrimoine naturel remarquable qu'ils contiennent :
- les "Zones de Protection Spéciale (ZPS)" où la conservation des oiseaux 'in situ' a une forte priorité ; ceci ne nous concerne pas à la Chaslerie ;
- les "Zones Spéciales de Conservation (ZSC) où les habitats et espèces originaux, spécifiques ou rares d'une zone bio-géographique de l'Europe sont présents" (sic).

En fait, il n'existe pas (encore) de site Natura 2000 aux abords de la Chaslerie mais deux "Sites d'intérêt communautaire (SIC)" voisins pourraient être qualifiés de ZSC une fois qu'ils auront été "validés par l'Europe" (sic, sans jeu de mots). Ces deux SIC sont :
- le SIC "Bassin de l'Andainette", réputé pour ses écrevisses à pieds blancs (tiens, tiens, tiens...) mais aussi ses chabots ou ses lamproies de Planer (ces espèces sont qualifiées de "très sensibles aux pollutions du milieu aquatique et à la modification du substrat des cours d'eau") ; on y observe également des forêts d'aulnes rivulaires et de suintement, des bois tourbeux à bouleaux, une végétation flottante de renoncules des rivières montagnardes à planitaires, ainsi que des prairies humides semi-naturelles à hautes herbes ;
- le SIC "Landes du Tertre Bizet et Fosse Arthour" contenant :
. sur le secteur du Tertre Bizet, de la lande humide atlantique tempérée à bruyère ciliée et à bruyère à 4 angles, de la tourbière haute active, de la forêt alluviale résiduelle, de la lande sèche, des prairies humides semi-naturelles à hautes herbes, landes sèches, et de la chênaie-hêtraie atlantique acidiphile à houx ;
. sur le secteur de la Fosse Arthour, de la lande humide atlantique tempérée à bruyère ciliée et à bruyère à 4 angles, de la tourbière boisée, de la forêt alluviale résiduelle, des éboulis médio-européens siliceux, de la lande sèche et de la hêtraie atlantique acidiphile à houx.

1.2 - Parmi les "arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APB)", l'un d'eux concerne directement la Chaslerie, puisque le Choisel en traverse les terres avant de se jeter dans la Varenne au Gué-Viel. Il s'agit de l'"APB de la rivière la Varenne" qui a été désigné par le préfet de l'Orne "pour la préservation d'habitats aquatiques liés à la reproduction et à la croissance de la truite fario".

2 - Des "inventaires du patrimoine naturel" couvrent déjà la Chaslerie ; ils sont importants à connaître puisqu'ils doivent être pris en compte lors d'éventuelles études d'impact ; en tout état de cause, ils donnent de précieuses indications sur la qualité des milieux naturels et sur les espèces patrimoniales.

2.1 - Une "Z.N.I.E.F.F. (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique ou floristique) de type I", c'est-à-dire couvrant des "secteurs de grand intérêt biologique ou écologique", la ZNIEFF de la "Haute vallée de l'Egrenne" traverse les terres de la Chaslerie et atteste que ses eaux sont riches en truites fario, chabots, lamproies de Planer et... écrevisses à pieds blancs !

Les Z.N.I.E.F.F. de type I aux abords de la Chaslerie.

Si l'on agrandit cette première carte, cela donne ceci :

2.2. - Une "Z.N.I.E.F.F. de type II", c'est-à-dire concernant de "grands ensembles naturels riches et peu modifiés, offrant des potentialités biologiques importantes" (fermez le ban !), la Z.N.I.E.F.F. "Bassin de l'Egrenne" complète cette protection. Cette Z.N.I.E.F.F. témoigne de la présence à la Chaslerie de petites centaurées délicates, de vulpin roux, de pulicaire commune, d'écrevisses à pieds blancs (bis) et de tritons ponctués.

Les Z.N.I.E.F.F. de type II aux abords de la Chaslerie.

Si l'on agrandit cette deuxième carte, cela donne ceci :

2.3 - Une localisation de zones humides a été réalisée par la DREAL de Basse-Normandie et actualisée en 2010. Elle repose prioritairement sur l'interprétation de photos aériennes manifestant la présence de joncs. A la Chaslerie, les champs bordant le Choisel, notamment celui situé à l'Est de la douve Est, sont directement concernés.

Les zones humides autour de Domfront.

Si l'on agrandit cette carte aux abords de la Chaslerie, on obtient ceci :

Les zones humides aux abords immédiats de la Chaslerie.

3 - En l'état des textes applicables, force est donc de reconnaître que la présence d'écrevisses à pieds blancs aux abords de la Chaslerie est d'ores et déjà prise en compte, notamment au niveau des Z.N.I.E.F.F. citées. Compte tenu des contrôles existants de la qualité de l'eau au Gué-Viel, il ne semble pas indispensable de solliciter un renforcement de la protection au titre de ces crustacés.

On restera cependant attentifs à l'apparition d'espèces végétales ou animales non encore répertoriées dans l'arsenal de textes réglementaires en place, par exemple pour leur faire prendre en compte la présence de précieux chiroptères.

Guy HEDOUIN
rédigé le lundi 20 août 2012
Divers - Botanique, zoologie - Liens divers, documentation
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Bonsoir,

Il s'agit d'un faucon crécerelle immature.

En cas de bonne réponse, gagne-t-on une glace de chez Bidard ?

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Bien vu ! C'est effectivement un petit de ce rapace. Pour les glaces Bidard de Lonlay-l'Abbaye (qui font l'unanimité en leur faveur, la seule question étant de savoir quels parfums on préfère), il faudra me prévenir quand vous voudrez les déguster car j'ai ici des jeunes qui ne s'en laissent pas compter et me pillent les provisions. De vrais rapaces, eux aussi...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 25 août 2012
Divers - Botanique, zoologie
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On dirait que les champignons sont en avance... En 2011, il avait en effet fallu attendre le 1er octobre pour voir réapparaître le polypore soufré sur le premier poirier à côté des pilastres. Cette année, il est déjà là et a même fait un petit :

25 août 2012, le polypore soufré du poirier près des pilastres.

Je me demande combien de temps ce poirier va survivre à ce parasitisme.

Hélène LEROY
rédigé le mardi 18 septembre 2012
Divers - Botanique, zoologie
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Ce moulin voisin me hante...

A ma grande surprise, lors de l'ouverture d'un volet de la porte-fenêtre extérieure du 1er étage, un essaim d'abeilles, là, prostrées, encore vivantes ces petites bêtes qui réclament l'âme sœur pour récolter les délices de leur miel vierge !

Au "moulin de la jalousie" au Vieux Saint-Aubert-sur-Orne.

J'ai cru comprendre que ce moulin a été acheté à deux reprises par des Anglais ; le dernier acquéreur serait décédé depuis cinq années, puis personne, pas de descendance... ou en quête de recherches...

Quel dommage, cette si belle propriété livrée à quelques malfrats cassant vitres et vidant ce qu'il en reste...
Puis la nature reprenant vite ses droits...

N.D.L.R. : En effet, la construction est étonnante.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 septembre 2012
Divers - Botanique, zoologie - Agriculture
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Un chercheur de Caen publie une étude inquiétante sur les OGM.

OGM ou pesticide ? La pub n'est pas claire. Ce sera peut-être l'occasion de savoir si le signataire est meilleur chercheur que pédagogue, ce qui ne devrait pas être trop difficile au demeurant.

P.S. : D'après ce que je lis par ailleurs, l'ambiguïté est maintenue sur les rôles respectifs des O.G.M. et des pesticides. Surtout, une clause d'exclusivité empêcherait de vérifier le bien-fondé des conclusions de cette étude. Je ne suis donc pas persuadé que tout cela soit bien sérieux, d'autant que le sujet est manifestement polémique. Bref, je ne crois pas que cet épisode améliorera mon opinion sur l'enseignant-chercheur en question, connu pour rechercher... les feux de la rampe.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 21 septembre 2012
Divers - Botanique, zoologie
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Cet après-midi, en arrivant à la Chaslerie, j'ai trouvé Jonathan juché en haut de la grande échelle, à 8 ou 10 mètres d'altitude contre la tour Louis XIII. Il était en train d'essayer d'obturer les trous d'ope avec du grillage car il trouvait que les chiures de bestioles qui en dégoulinaient n'étaient pas du meilleur effet. Je lui ai demandé de laisser vivre ces braves bêtes.

Ce soir, alors que je rentre du concert de "Septembre musical" à Flers, je les entends ronfler tout contre mon bureau : de vraies locomotives !

21 septembre 2012, des bêtes qui savent aussi ronfler...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 26 septembre 2012
Divers - Botanique, zoologie - Agriculture
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Il semble que je n'aie pas eu complètement tort d'engager à la prudence les visiteurs de notre site favori lors de l'annonce tonitruante de prétendus résultats mirifiques d'un certain prof de la fac de Caen...