Bâtiment

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 11 juin 2010
Divers - Bâtiment
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C'est la semaine prochaine que devrait être installée en hauteur, sur le mur Nord de la chapelle, la statue de Sainte Anne que termine de sculpter Pascal POIRIER, dans son atelier de La Ferté-Macé.

Ce dernier a eu beaucoup de mal à finir sa tâche. C'était la première fois qu'il sculptait du granit et le matériau lui est apparu particulièrement compact et difficile à travailler. En outre, les composants du granit, mica, feldspath et quartz, ne réagissaient pas de façon homogène sous ses burins et leur mélange de couleurs rendait délicate la vision précise de la surface de la pierre quand il s'agissait de faire apparaître les formes recherchées.

D'ailleurs, les anciens ne s'y trompaient pas et rares sont les statues en granit. Par exemple, pour les calvaires bretons, les personnages sont généralement taillés dans la kersantite, une roche basaltique noire beaucoup plus tendre.

J'avais essayé de fournir à Pascal POIRIER un bloc de kersantite et je m'étais en particulier rendu au fin fond de la Bretagne bretonnante, au lieu-dit de Kersanton. Mais la carrière est fermée depuis longtemps. Il est cependant possible de se procurer des blocs extraits de longue date du sol mais ils sont de ce fait beaucoup plus difficiles à travailler. Dans ces conditions, j'avais conclu qu'il valait mieux s'en tenir à un matériau extrait plus près de la Chaslerie et Pascal POIRIER m'avait recommandé le granit de Louvigné que nous avons finalement retenu.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 juin 2010
Divers - Bâtiment
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J'ai reçu ce matin un appel téléphonique du service "Culture" de TF1. Ils s'intéressent à l'impact des métiers d'art sur le développement touristique et "on" leur a recommandé de se renseigner sur la Chaslerie.

D'après ce que j'ai compris, "on" pourrait être Pascal POIRIER, le sculpteur, ou bien Roland FORNARI, le forgeron d'art, (ou les deux). Le fait est que, vendredi dernier, ces deux compères participaient à un salon sur les métiers d'art. J'imagine que c'est à cette occasion qu'ils ont parlé de la Chaslerie à des journalistes.

Il est donc prévu qu'une équipe de TF1 vienne très prochainement nous voir et qu'à cette occasion, je sois interviewé. J'ai immédiatement prévenu Pascal MAIZERAY, Bernard CORBIERE et Roland BOUSSIN car j'entends bien les mettre eux aussi à l'honneur à cette occasion.

Nous formons une équipe à la Chaslerie. Nous partageons les mêmes efforts au quotidien. Alors, autant rester ensemble sous les projecteurs, quand ceux-ci nous font l'honneur de s'intéresser à nos réalisations !

P.S. : Aux dernières nouvelles, l'interview aura lieu ce vendredi, pour passage à un journal de 13 heures de la semaine prochaine.

Si l'un des visiteurs du site pouvait enregistrer pour moi (qui vis sans télé) ce moment mémorable, je lui en serais reconnaissant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 2 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Dure, dure, la vie d'artiste ! Vous pensez que le rideau va se lever, vous imaginez les trompettes de la renommée prêtes à sonner enfin, vous avez chauffé le public et, patatras, il ne se passe rien !

Nous étions rassemblés hier soir au "routiers" de Domfront, scrutant avec attention la petite lucarne. Dès que Laurence FERRARI a annoncé le sommaire racoleur de son J.T., un doute nous a saisis. La part belle allait y être donnée aux "escort girls" et nous avons redouté la transition facile avec nos métiers d'art préférés.

Mais, de transition, il n'y eut point, ni surtout du reportage attendu sur l'Orne et ses beautés cachées.

Mon téléphone portable a donc vibré moultes fois, le fan-club de la Chaslerie manifestant sa déception "des quatre coins de l'hexagone".

Jusqu'à ce que ma journaliste désormais favorite, Anne-Marie BLANCHET, m'appelle, désolée, pour m'indiquer que "le" sujet devrait passer à l'antenne jeudi prochain. Elle n'en est toutefois pas sûre mais tâchera de me le signaler dès qu'elle en saura plus.

A suivre, donc. Restons aux aguets !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 6 juillet 2010
Divers - Archives, histoire - Botanique, zoologie - Bâtiment - Liens divers, documentation
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Très mauvaise nouvelle : lors de sa dernière visite ici (pour l'enregistrement de TF 1), Roland BOUSSIN m'a signalé l'apparition d'un champignon suspect à l'intérieur de la pièce qui nous sert actuellement de cuisine, c'est-à-dire au rez-de-chaussée du colombier. Je n'y avais pas prêté attention jusque là. J'ai envoyé ce matin un mail, avec photos, à Anne-Marie RUSIG, mon professeur de mycologie à Caen, en lui demandant son avis. Voici sa réponse : "C'est de manière malheureusement bien particulière que vous continuez à vous intéresser à la mycologie car d'après les photos, je pense reconnaître la mérule (Serpula lacrimans) qui est un champignon lignivore redoutable qui se nourrit de la cellulose du bois. Il se développe rapidement jusqu'à 10 cm par semaine dans des conditions favorables : humidité associée à l'obscurité et à une mauvaise ventilation. Il s'attaque aux bois et aussi aux maçonneries. Sans vouloir être trop alarmiste, cela peut devenir dramatique pour votre habitation. En principe, lÂ’éradication de ce champignon est réglementée. Seules des sociétés spécialisées ("diagnostics et expertises" souvent également spécialisées dans la lutte contre les termites) peuvent intervenir. Dans un premier temps, vous pouvez tenter de ralentir sa prolifération en assurant une ventilation suffisante dans le bâtiment. Sur Internet vous trouverez les références sur ces sociétés qui utilisent des traitements à base de fongicides. Le site du CTBA est intéressant. Il y a également beaucoup d'informations diverses sur la mérule."

Il n'y a en fait qu'une société habilitée à traiter la mérule dans la Basse Normandie et les autres départements limitrophes de l'Orne. Elle est basée dans la Manche. Je les ai contactés et ils ont immédiatement répondu. Ils doivent passer très prochainement pour voir ce qu'il en est et préparer un devis.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 7 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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J'ai jeté un coup d'oeil au site de TF 1. Ils y rendent en effet accessible l'enregistrement des J.T. pendant un certain laps de temps.

J'ai regardé les journaux des trois derniers "20 heures" du jeudi et n'y ai trouvé nulle trace de la moindre rubrique susceptible d'accueillir notre reportage.

Je vais donc finir par me demander si je n'ai pas été victime d'une hallucination. Compte tenu de ce dont je crois me souvenir de mes propos, ça vaudrait sans doute mieux...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 12 juillet 2010
Divers - Botanique, zoologie - Bâtiment
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L'expert HUMIDITEC, contacté le 6 juillet dernier (comme relaté ici), est passé dès ce matin à la Chaslerie pour contrôler l'état sanitaire des bois et des maçonneries des bâtiments.

J'ai montré tous les endroits où des champignons lignivores avaient pu apparaître, dans chacun des bâtiments du manoir (à l'exception de la chapelle et de la charretterie où, manifestement, il n'y a pas de problème). Nous sommes montés dans les étages là où il y en a.

Les nouvelles sont très rassurantes. Dans la cave, les traces blanches résultent de fientes du hibou qui y niche, ce qui est sans risque. Dans le colombier, un traitement à base de fongicides est à prévoir ; il pourra être réalisé d'ici deux ou trois semaines. Dans la ferme, un traitement pourra être appliqué mais la situation est d'ores et déjà sous contrôle. Ailleurs, rien n'est à signaler.

Je remercie bien évidemment Roland BOUSSIN et Anne-Marie RUSIG pour m'avoir alerté et conseillé utilement dans la résolution de ce problème.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 15 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Le téléphone portable SFR ne passant pas à la Chaslerie, je viens de découvrir à l'instant le message qu'Anne-Marie BLANCHET a laissé sur mon répondeur : c'est ce soir, au J.T. de 20 heures de TF 1 que devrait passer "notre" séquence.

(En fait, la journaliste a laissé un message totalement affirmatif mais, comme l'on sait, "chat échaudé (...)").
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 15 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Le reportage a donc bien été retransmis ce soir. Il dure 3 minutes et 6 secondes au total.

Vous pouvez le retrouver à http://videos.tf1.fr/jt-20h/les-monuments-historiques-font-vivre-les-artisans-de-l-orne-5927496.html

Je précise à mon fan club que j'apparais, cheveux blancs au vent, environ 1 seconde à l'antenne, précisément 2 minutes et 44 secondes après le début du reportage.

Quant à la Chaslerie, on l'aperçoit bien, de la 44ème seconde de la 3ème minutes jusqu'à la fin du reportage, soit 22 secondes en tout.

Bon, après cela, personne ne pourra affirmer que la Chaslerie et moi, nous ne sommes pas passés à la télé, et qui plus est, au 20 heures de TF 1 !

P.S. :

1 - Carole trouve la séquence excellente à tous égards.

2 - Je commenterai demain les conditions du tournage et j'expliquerai pourquoi, selon moi aussi, il y a effectivement lieu de se réjouir de l'ensemble de ce reportage, et plus particulièrement de ces 22 secondes.

3 - J'observe que le compteur du site a connu une nette accélération ce soir. Comme si de nombreuses personnes avaient souhaité lire mes commentaires à chaud. Mais aucune ne s'est exprimée, ni ici, ni sur aucun autre blog du site. En tout cas, on peut voir là la confirmation de deux phénomènes significatifs :
- d'une part, ce site a bel et bien trouvé son public ;
- mais, d'autre part, tout se passe comme si tous les visiteurs du site avaient une timidité de violette. Je leur dis donc : allez, mes petites fleurs, lancez-vous, exprimez-vous, osez ! Ici, on n'a jamais mangé personne ! ;-))
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 16 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Les 22 dernières secondes du reportage sont consacrées à la Chaslerie, dont le nom est prononcé par la journaliste à la fin de la séquence.

On commence par une vue prise de l'intérieur de la cour (c'est là qu'on m'aperçoit, très fugacement). Suivent les vues de la façade Sud de la cour qui ne vous ont pas échappé. Puis vous apercevez les couvreurs en train de poser des tuiles sur la charretterie (non illustrée à ce jour sur ce site internet), avec la chapelle à l'arrière-plan. Enfin, on termine sur une image de la nouvelle statue de Sainte Anne.

Je ne sais pas s'il est possible de se procurer les chutes du reportage qui n'ont pas été incluses dans la séquence. J'imagine que non.

Ce que je peux vous avouer, c'est que, pour ce qui concerne mon interview, vous ne perdez rien. Il m'apparaît finalement que la journaliste avait en tête une idée précise de ce qu'elle attendait de moi. Elle ne m'en avait pas clairement prévenu, du moins à mon avis, de manière, j'imagine, à ce que mes réponses gardent leur spontanéité. Donc, pendant que le caméraman filmait, elle m'a questionné en lisant ses questions. Il y en avait 3 ou 4 mais, en fait, aucune ne m'intéressait, ce qui a dû se ressentir à l'image. Car, quand un interlocuteur a le malheur de me barber, je ne sais pas le dissimuler.

Elle voulait me faire dire, si je comprends bien "a posteriori", que l'intervention des artisans d'art permet de développer le tourisme. Or, même si cette idée était exacte (ce qui me paraitrait pour le moins discutable), elle ne correspond pas à mes préoccupations de maître d'ouvrage. Je restaure en mettant l'accent sur ce que j'appelle "la manorialitude", c'est-à-dire ce qui exprime et exalte l'âme du lieu. Ensuite, les touristes suivent ou ne suivent pas, ce n'est pas mon objectif premier. Si je fais appel à des artisans d'art, c'est d'abord par souci d'authenticité et par recherche de la beauté.

Or un esthète n'est pas forcément rassembleur, c'est là une autre logique pour lui, secondaire à ses yeux. Ainsi, comme vous le voyez, mon discours n'est sans doute pas politiquement correct. Mais qui s'en étonnera, parmi ceux qui me connaissent ?

Sébastien WEIL
rédigé le vendredi 16 juillet 2010
Divers - Bâtiment
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Très beau reportage et doublement comblé! Le Sap, le village de mon enfance, mes racines, M. Fornari, le forgeron d'art, et la Chaslerie...Bravo!